Enola et Lylou Borg, des jumelles qui ont l’ADN handball
Mickaël Caron
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Les handballeuses, championnes du monde moins de 20 ans.
LTD / FÉDÉRATION FRANÇAISE DE HANDBALL
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Les handballeuses, championnes du monde moins de 20 ans.
LTD / FÉDÉRATION FRANÇAISE DE HANDBALL
La foule réunie à la Maison du handball à Créteil (Val-de-Marne), en début de semaine dernière, pour la rentrée de la Ligue féminine, a intimidé Enola et Lylou Borg. Les jumelles de 19 ans n'ont pas encore l'habitude de se trouver au centre de l'attention, mais cela ne va pas tarder à changer.
Elles sont nées en mai 2005, un an et demi après que leur mère Myriam Borg-Korfanty a pris part au premier sacre mondial de l'équipe de France féminine. La finale de 2003, elles l'ont vue « sur une vieille cassette vidéo » avec leur frère de 13 ans, également handballeur. Les trois femmes de la famille ont même joué ensemble, il y a deux ans, lors d'un match de Nationale 3. Leur père, Jean-Charles Borg, a également joué au haut niveau.
Le couple n'a rien fait pour pousser ses enfants sur les Taraflex. Au contraire. « Ils avaient peur qu'on soit dans le hand parce que c'était leur sport, souffle Enola Borg. Ils nous ont plutôt dit "faites ce que vous voulez, on s'en fiche". » Zéro pression. Ils n'ont d'ailleurs pas fait le déplacement en Macédoine du Nord en juin, où les filles sont devenues championnes du monde moins de 20 ans. « Ils étaient loin, en vacances, racontent les jumelles. Ils ont regardé la finale sur leur téléphone. » Après le match, les parents ont tout de même improvisé une chanson, dansé face à leur écran et « partagé leur fierté ».
La sororie s'est illustrée en finale contre la Hongrie, invaincue depuis plus de deux ans.
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Enola et Lylou ont toujours porté le même maillot jusqu'à ce que celle-ci signe à Mérignac l'été dernier. Un an plus tard, le club girondin a fait venir sa sœur, convaincu par son potentiel, non par son patronyme. Les dirigeants n'avaient d'ailleurs pas mis Lylou dans la confidence. Pour ses débuts en championnat, Mérignac a perdu de justesse à Saint-Maur (25-22) et, malgré « un peu de stress », Enola a rendu une première copie prometteuse (6 buts).
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