Football : Deschamps sous pression
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Didier Deschamps, vendredi soir au Parc des Princes.
© LTD / Franck FIFE / AFP
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Didier Deschamps, vendredi soir au Parc des Princes.
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Didier Deschamps a le pouvoir depuis assez longtemps pour avoir tout connu. Les zones de turbulences comme celle-ci aussi ; il y a encore trois ans avec une série de cinq nuls, dont l'élimination en 8e de finale de l'Euro par la Suisse. Mais le sélectionneur n'avait jamais perdu le match de rentrée. C'est chose faite depuis la bouillie contre l'Italie vendredi au Parc des Princes (1-3), qui amplifie les ondes négatives émanant du dernier Euro. L'équipe de France vient d'enchaîner deux défaites - une première depuis 2015 -, et elles sont logiques, quand bien même les Bleus ouvrent le score.
Demain à Lyon contre la Belgique, ils doivent se reprendre. Moins pour leur avenir en Ligue des nations que pour alléger l'ambiance et réfuter la théorie du grand déclassement.
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La dernière fois que la France a perdu trois matchs, c'était en 2013 (Espagne, Uruguay, Brésil), au tout début du mandat de Deschamps, quelques mois avant le barrage contre l'Ukraine qui avait failli écourter son aventure. Onze ans et trois finales plus tard, le Basque est toujours là. Les critiques aussi. Pour le contrat qui court jusqu'au Mondial 2026, il n'y a pas eu de coup de canif après l'Euro, puisque Deschamps a rempli la mission assignée : le dernier carré. Mais le procès populaire en légitimité, après une compétition dénuée de buts, d'émotions et de remise en question, se tient toujours. Il n'est pas près d'être ajourné vu l'empilement de prestations insipides en attaque comme dans le cœur du jeu, que la défense n'a cette fois pas compensées.