Avec l'arrivée des JO, il y a comme un parfum de fatalisme chez les commerçants du centre de Paris. Et pour cause, restaurateurs, cafés et bars affirment avoir bien du mal à remplir leurs terrasses, et ce, malgré le soleil et la chaleur qui se sont installés dans la capitale. Si les organisateurs ont misé sur 14 millions de touristes pendant l'événement, en attendant l'ouverture, ces derniers manquent à l'appel.
Les établissements parisiens déplorent, en effet, « une baisse d'activité et de fréquentation inédite ». « Malgré les prévisions optimistes, l'activité est en berne depuis le mois de juin, de nombreux professionnels constatent une baisse de 30% de leur chiffre d'affaires par rapport aux années précédentes », dénoncent, dans un communiqué, le GHR et l'Umih, organisations représentant restaurateurs et hôteliers, la Confédération des commerçants de France, le Sneg & co et Culture Nuit (lieux festifs).
Et juillet ne s'annonce pas sous de meilleures auspices. « L'activité est quasi réduite à zéro, si on continue comme ça, on court à la catastrophe », déplore Franck Delvau, le président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) Paris et Ile-de-France.
« On risque de souffrir énormément », abonde la gérante d'un magasin de matériel artistique, situé sur les quais de Seine dans le VIIe arrondissement. Comme les organisations représentatives des restaurants, cafés, bars et clubs, elle pointe la responsabilité des Jeux olympiques qui se tiendront dans la capitale du 26 juillet au 11 août : « Beaucoup d'étrangers ne viendront pas en raison du bazar que provoquent les Jeux », prédit-elle.