Un parisien atterrit à l'aéroport d'Orly après ses vacances en Grèce. Exit la lumière bleue de l'Orlybus, qui se retrouve bloqué dans les embouteillages du périph. Place à un simple escalator en sortant du terminal 3 qui le conduit aux portiques du métro. Depuis le 24 juin, la ligne 14 dépose les voyageurs directement à Orly en un temps record : quarante minutes depuis la nouvelle gare Saint-Denis-Pleyel qui permet un itinéraire alternatif vers le Stade de France, ou vingt-trois minutes depuis la gare de Lyon. D'ici à 2025, la ligne devrait transporter 1 million de voyageurs par jour.
Ce n'est qu'une première étape dans l'amélioration du réseau de transports entre la capitale et les aéroports, l'un des héritages des Jeux les plus visibles pour les Franciliens.
Cette arrivée à Orly sera renforcée à partir de 2027 par la future ligne 18 du Grand Paris Express, qui doit permettre aux habitants des Yvelines et de l'Essonne de déboucher directement dans l'aérogare, depuis Versailles ou Massy-Palaiseau.
L'avenir de l'Orlyval, la navette qui relie Antony à Orly inaugurée en 1991, est bien plus flou. Selon Élodie Hanen, la numéro deux d'Île-de-France Mobilités, l'axe pourrait trouver un intérêt plus vaste qu'actuellement. « Dès 2018, nous avons lancé des études afin de transformer Orlyval en une ligne de desserte locale qui concernerait 2 % des Franciliens. Nous estimons le coût du projet à 300 millions d'euros pour trois nouvelles gares et le renouvellement des équipements », expliquet-elle. Au nord, il faudra attendre début 2027 et la livraison du tant attendu CDG Express pour relier l'aéroport directement à Paris, puis 2030 pour le tronçon de la ligne 17 qui reliera Saint-Denis-Pleyel au Mesnil-Amelot.