Paris 2024 : l'œuvre de Tony Estanguet
Mickaël Caron et Stéphane Colineau
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Avec Omar Sy, le 2 août à la Champ-de-Mars Arena, lors des épreuves de judo.
© LTD / Jerome Domine/ABACAPRESS/Icon Sport
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Avec Omar Sy, le 2 août à la Champ-de-Mars Arena, lors des épreuves de judo.
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Tout était prévu, mais ça, ce n'était « pas dans les plans ». Le spectacle de la France s'embrasant sans préavis pendant les Jeux olympiques, « cette ambiance de folie collective » qu'il n'avait « jamais vue ailleurs », a cueilli Tony Estanguet. Dans la foulée, le succès des Paralympiques depuis dix jours n'a pas eu ce goût de surprise. Plutôt celui de « la fierté et du soulagement » pour le patron du comité d'organisation. Ce qui n'est pas incompatible avec les moments de grâce : la victoire d'Aurélie Aubert en boccia comme les olas silencieuses lancées dans les tribunes du stade Tour Eiffel pour le cécifoot l'ont tatoué à jamais.
En cette fin de semaine, synonyme de fin tout court, une forme de sérénité s'est aussi installée, absente quand il restait encore trop de cases à cocher pour la réussite des Jeux. Appréciable mais pas suffisante pour se relâcher ou s'abandonner à mesurer le chemin parcouru en dix ans. Quand son cerveau l'emmène dans cette voie, ce qui arrive de plus en plus souvent, Tony Estanguet le repousse avec force. Trop d'enjeux demeurent, jusqu'à la cérémonie de clôture ce soir.
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Même la semaine qui suit ne tolérera qu'un relâchement relatif : le rapatriement des para-athlètes, les premiers briefings à chaud et le défilé du 14 septembre voulu par Emmanuel Macron restent à gérer. « Je vais être content quand ça va se calmer, avoue-t-il. C'est quand même très intense. On est tous assez fatigués, et on s'est programmés depuis des années pour une fin le 8 septembre. Il est probable qu'à partir de ce lundi on ait moins d'énergie. »
Mickaël Caron et Stéphane Colineau