Présidentielle 2027 : Sébastien Lecornu fait état de « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères
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Sébastien Lecornu, le 3 juin 2026
LTD/TERESA SUAREZ/Pool via REUTERS
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Le « mercenariat numérique » tel que l’a qualifié le Premier Ministre peut désormais venir de partout. « Jusqu’à présent, il y avait un mercenariat numérique russe (…), des proxys des services russes (…) qui ne se cachaient même plus pour le faire. La difficulté de ce mercenariat, c’est qu’on ne sait pas à qui il profite. » Si deux des quatre ingérences repérées par Viginum lors des élections municipales ont repris des modes opératoires pro russes, bien connus du service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères, les deux autres ont été inédites notamment par leur provenance et leurs objectifs.
Le premier, baptisé Rokh Solis, a même fait l’objet d’un rapport distinct de celui du bilan des municipales. Son objectif était double, jeter le discrédit sur La France Insoumise à travers notamment trois de ses candidats (David Guiraud à Roubaix, François Piquemal à Toulouse et Sébastien Delogu à Marseille), et polariser le débat public numérique via l’instrumentalisation de la communauté musulmane.
Ainsi, par exemple, Sébastien Delogu a été accusé de viol par une fausse jeune femme sur un faux blog et François Piquemal sur des pages facebook de pédocriminalité et de soutien aux terroristes du Hamas. S’agissant de la polarisation de la société, la stratégie a consisté à créer un écosystème numérique autour d’un site internet, « l’alternative 2026 ». Sur la page, il était proposé « d’aider les citoyens musulmans à identifier le candidat qui représentera le mieux leurs intérêts », tous les candidats proposés étant issus de LFI, suggérant ainsi insidieusement une complicité entre le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon et les revendications communautaristes de ce projet.

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