Nexter systems se prépare à une explosion de ses effectifs
Stéphanie Gallo Triouleyre
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"Nous devrons être en configuration de combat pour début 2019". André Marcon, directeur de Nexter Systems Roanne, utilise les éléments de langage du secteur pour illustrer le chantier à mener dans les deux prochaines années. Un chantier Ressources Humaines XXL lié au programme Scorpion qui vise à assurer la modernisation de l'armée française.
1772 véhicules Griffon (véhicule blindé multi-rôles) et 248 Jaguar (véhicules de reconnaissance avec tourelle) devront être produits dans les treize prochaines années. Ces nouveaux équipements vont progressivement remplacer les VAB ainsi que les AMX10RC, les ERC Sagaie et les VAB Hot utilisés intensivement par l'armée de Terre depuis plus de trente ans. Dans le cadre de cette commande, Nexter est associé à Thales et Renault Trucks Defense. A Roanne, le systémier est chargé notamment de la fabrication des caisses, de l'intégration électronique et de la partie essais. Depuis deux ans, il travaillait au développement de ces nouveaux engins.
Pour mener à bien cette commande, la première de cette ampleur depuis les 630 VBCI produits entre 2007 et 2013, Nexter Systems Roanne va devoir booster son effectif. 200 nouveaux entrants vont rejoindre, dans les deux ans, les effectifs du site roannais aujourd'hui établis à 800 personnes. A pourvoir : des postes de soudeurs, de peintres, d'ingénieurs, d'industrialisation, de logistique...
Un challenge autrement plus enthousiasmant pour l'industriel que la gestion du trou d'air de ces deux dernières années. Une gestion sans plan social, tient néanmoins à préciser la direction.
Mais avec une gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences (GPEC) "quasi nulle", rétorque Jean-Pierre Brat, délégué central CGT, deuxième syndicat de Nexter.
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"Le plan Scorpion est notifié depuis quatre ans, la direction a attendu beaucoup trop longtemps. Pendant deux ans, les départs n'ont pas été remplacés et le bureau d'études a externalisé plus de 25% de sa charge. Aucun recrutement pérenne n'a été fait en production alors que nous sommes montés jusqu'à 100 intérimaires ! Evidemment, maintenant nous sommes au pied du mur pour recruter une telle masse de salariés".
Stéphanie Gallo Triouleyre
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