VTC : A Lyon, Bolt compte sur ses mesures sociales pour séduire chauffeurs et clients
Stéphanie Borg

Photo d'illustration
Bolt
Stéphanie Borg

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Dès ce jeudi 30 janvier, les règles de rémunération du petit millier de chauffeurs lyonnais qui œuvre pour la plateforme de VTC Bolt vont changer. Désormais, la plateforme tient compte, pour calculer la rémunération des chauffeurs, des spécificités et de la diversité géographique de la ville en périphérie ainsi que des conditions réelles de la route.
En complément, la plateforme introduit dans son application l'affichage des adresses de départ et de destination du trajet avant acceptation de la course.
Des évolutions qui ne devraient pas, dans un premier temps, être répercutées sur les clients lyonnais. Ils devraient bénéficier, selon l'opérateur, de réductions immédiates de 50 %, puis, dans un second temps, de 15 à 20 % en moyenne
Dans un contexte social tendu, où les chauffeurs réclament plus de justice face aux géants du secteur, ce n'est pas un hasard si Bolt déploie cette nouvelle politique en faveur des chauffeurs à Lyon.
La plateforme a pu, plus facilement qu'ailleurs, initier un dialogue avec les chauffeurs, notamment ceux regroupés sous l'égide de l'association des chauffeurs indépendants lyonnais (ACIL). Elle regroupe plus de 500 membres.
La plateforme se donne un mois pour évaluer ces premiers résultats. S'ils sont probants, elle pourrait s'intéresser à d'autres villes françaises et lui appliquer ce modèle. Elle aimerait également que cette initiative lyonnaise fasse des émules à Paris, son autre ville d'implantation française. Mais rien n'est moins sûr.
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Si la réponse de Bolt aux revendications des chauffeurs est d'ordre sociale, elle n'en reste pas moins un élément de différenciation de son approche commerciale.
En recrutant davantage de chauffeurs (elle estime qu'elle pourrait en séduire au moins 500 de plus), la plateforme, déjà le deuxième acteur du marché à Lyon, entend séduire davantage de clients, même si ses trajets sont un peu plus chers. Et ainsi sérieusement challenger son concurrent direct, Uber.
Implanté dans 150 villes dans le monde et 35 pays, Bolt souhaite reproduire ce modèle "à chaque fois que c'est possible".
Stéphanie Borg
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