Automobile : Qui est Akwel, l'équipementier qui veut sauver Novares ?
Stéphanie Borg
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Akwel, le très discret équipementier international de rang 1 pour une douzaine de clients mondiaux stratégiques et une trentaine de marques, expert dans le management des fluides et des mécanismes, vient de se positionner pour la reprise du français Novares. L'équipementier avait été placé en redressement judiciaire le 29 avril dernier par le Tribunal de commerce de Nanterre.
Ensemble, ce nouveau groupe pèserait près de 2 milliards d'euros et compterait plus de 20 000 salariés dans le monde.
Crée en 1972 par les trois frères Coutier - dont elle a porté le nom jusqu'en 2017 pour devenir Akwel -, l'entreprise est passé, en quarante ans, d'équipementier-systémier automobile à sous-traitant international de rang 1.
Un développement réalisé à coup de croissance interne, mais aussi externe, notamment par le rachat, en 2011, de l'Américain Avon Automotive et, début avril 2014, du suédois Autotube. Désormais présent dans 20 pays répartis sur cinq continents, Akwel emploie 12 000 collaborateurs sur ses 41 sites industriels pour un chiffre d'affaires consolidé de 1,101 milliard d'euros en 2019.
Le groupe aux racines régionales tire sa force de son actionnariat familial - 69,7% du capital est encore détenu par la famille Coutier, le reste étant valorisé en Bourse (Euronext Paris) - organisé autour d'un exécutif restreint et resserré autour d'un conseil de surveillance et d'un directoire, aux mains de la deuxième génération d'actionnaires.
Alors qu'il s'est toujours posé en challenger vis-à-vis de ses concurrents, le groupe a toujours misé sur "l'agilité et l'imagination" pour se différencier. En moyenne, il déposait jusqu'en 2015 une vingtaine de brevets par an dont l'efficacité est mesurée au regard des commandes qu'ils génèrent.
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