Industrie, bâtiment, eau : le distributeur Descours & Cabaud fait le dos rond face aux crises
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DR Crédit : Descours&Cabaud
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Une industrie européenne et française en retrait, un nombre de faillites d'entreprises, en hausse de 23,7% par rapport à 2024, dont un quart dans le bâtiment : c'est un portrait bien morose du contexte économique actuel que William de Pinieux, PDG de Descours & Cabaud, spécialiste du négoce de fournitures pour divers secteurs, a dressé pour débuter la conférence de presse annuelle du groupe.
Une manière de relativiser la baisse de performance de la société lyonnaise et même de mettre en avant sa « bonne résistance » par rapport à ses marchés.
Déjà en repli en 2023, avec un montant de 4,9 milliards d'euros (contre 5,2 milliards d'euros en 2022), son chiffre d'affaires est descendu à 4,7 milliards d'euros en 2024, avec un résultat net de 151 millions d'euros (contre 316 millions d'euros en 2021 et 191 millions d'euros en 2023). Derrière ces montants se cachent néanmoins des réalités bien différentes, en fonction des secteurs observés et même des segments internes à chaque filiale.
Le groupe lyonnais œuvre en effet sur trois segments via ses enseignes : Hydralians, concernant le marché de l'eau avec la fourniture de produits pour la construction et l'entretien des piscines, ou encore l'irrigation-, Prolians sur les matériaux et les équipements nécessaires à la construction et Dexis concernant les besoins de l'industrie.
Sans surprise, l'enseigne Prolians du groupe, a connu une année 2024 en continuité avec 2023, c'est-à-dire, en repli. Malgré les bonnes performances affichées par les segments des équipements de protection individuels, son chiffre d'affaires recule à 2,3 milliards d'euros contre 2,5 milliards d'euros en 2023, où la baisse de 8% avait été minimisée par le dynamisme de l'international. Ce qui n'a pas été le cas en 2024.
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Un faisceau de facteurs explique ces résultats, le premier étant la crise de l'immobilier et donc du BTP. Avec, en 2024, « 253.000 unités mises en chantier », un plus bas depuis 50 ans, rappelle William de Pinieux. Et, en parallèle, la hausse des droits de douane américains qui créent « une barrière et poussent la Chine à déverser son surplus d'acier en Europe », alors que la surproduction de l'alliage fait déjà baisser son prix.
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