HCL : La chambre régionale des comptes s'inquiète du poids de l'endettement
Marie-Annick Depagneux
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Le rapport de la chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes consacré aux Hospices Civils de Lyon, présenté lors du conseil de surveillance du CHU, le 13 octobre dernier, constate que ses précédentes observations ont été, dans l'ensemble, suivies d'effet.
Durant la période sous revue, de 2010 à 2015, la juridiction financière cite ainsi "la gestion du patrimoine de l'établissement à travers une politique volontariste qui alimente la capacité d'autofinancement tout en fournissant un niveau élevé de recettes d'investissement". Les auteurs du rapport notent que les "importantes restructurations médicales et de logistique conduites en sites occupés n'ont pourtant pas eu d'impact sur l'activité qui a même progressé".
La chambre relève encore que dans un contexte de forte concurrence, les HC* sont parvenus à "accroître leur activité et chiffre d'affaires" et à améliorer les "indicateurs de productivité et de performance". Cependant, elle appelle de ses vœux une convergence des pratiques au sein de l'institution car "des disparités importantes existent entre les groupements hospitaliers".
Au plan financier, la juridiction met en avant un doublement de la capacité d'autofinancement durant la période sous contrôle : elle ressort à 5,6 % du produit total en 2015. Toutefois, elle pointe un endettement "qui continue de peser lourdement sur les capacités de financement et donc d'investissement". Cela au regard des ambitions du 2ème CHU de France qui, dans son plan global pour la période 2016-2025, prévoit d'autofinancer 70 % de son programme chiffré à 1,2 milliard d'euros. A cette observation, la direction des HCL répond "qu'avec un taux d'endettement de 45 % des produits bruts en 2016, l'indépendance financière est désormais établie".
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En ce qui concerne les ressources humaines, la chambre écrit que la diminution des 1000 Equivalents temps plein (depuis 2008) ont intégralement portée sur les effectifs de personnels non médicaux. "Un recours parfois abusif à des agents contractuels, facteur de précarité, ainsi que le versement d'heures supplémentaires forfaitaires et irrégulières soulignent toutefois l'absence de contrôle interne suffisant de la part de la direction régionale", écrivent les rapporteurs.
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