LafargeHolcim supprime une centaine de postes à l'Isle-d'Abeau
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LafargeHolcim a annoncé mi-octobre un plan de suppression d'emploi touchant 80 postes dans son centre d'excellence de L'Isle-d'Abeau, près de Lyon. Les syndicats parlent pour leur part d'une centaine de postes. Au total, l'opération prévoit une réduction nette de 250 emplois dans les pays où sont implantées des fonctions centrales du groupe, peut-on lire dans un communiqué.
Les suppressions de postes dans l'Isère touchent principalement les divisions Lafarge TCEA et LSG. Celles-ci permettent notamment la construction des usines et l'assistance technique dans le monde entier. Avec cette coupe, la moitié des emplois du site risquent de disparaître, sur un total de 250 salariés. Cependant, le "centre de recherche n'est pas concerné par le projet de réorganisation", affirme le document.
Selon Challenges, citant le décompte des représentants du personnel, depuis le début de l'année, avec ce nouveau plan, 710 emplois auront été supprimés en France par LafargeHolcim. La Lettre de l'Expansion en juillet, LafargeHolcim prévoit quant à elle une réduction des postes pouvant aller jusqu'à 12% en France, ce qui ferait passer les effectifs de 4 200 à 3 700 dans l'Hexagone. De son côté, le groupe rappelle que "la France est un pays clé [...] pour son ancrage sur le territoire [et] un atout majeur sur lequel il mise à long terme. Il parle d'environ "5 000 postes" dans l'Hexagone, répartis sur 400 sites.
Cette réorganisation intervient après la fusion du Suisse Holcim et du français Lafarge, officialisée en juillet 2015. Après des premiers mois destinés à assurer la phase d'intégration des deux entreprises en un groupe de 100 000 collaborateurs au chiffre d'affaires net combiné de 29,5 milliards de Franc suisse, il a entamé une phase de "développement".
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Si les fonctions centrales sont touchées, à l'instar du site de l'Isle-d'Abeau, celles de productions le sont également. Et au niveau global, le numéro un mondial du ciment veut reprendre en main ses circuits de distribution, particulièrement dans les pays émergents, en se passant des grossistes.
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