Et si le vivre-ensemble était l’investissement le plus rationnel ?
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La Tribune Now - Actualités et analyses
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Alors que notre société affronte des défis sociaux, économiques et environnementaux toujours plus complexes, les organisations à but non lucratif sont un levier fondamental de transformation. Bien plus qu'un filet de sécurité, elles constituent le socle du vivre-ensemble.
Loin d'être marginal, le secteur non lucratif est souvent le seul garant de l'accès à des services fondamentaux, pour toutes et tous : EHPADs, hôpitaux, crèches, insertion professionnelle, transition écologique, accès à la culture et au sport, etc. Agiles, frugales, les organisations non lucratives proposent un modèle durable, tant sur le plan économique que sur les plans sociaux et environnementaux.
Ce secteur est un pilier stratégique de notre avenir commun. Il représente en effet 15% des hôpitaux, 29% des EHPADs, la quasi-totalité des structures de l'aide sociale à l'enfance et 23% des crèches de notre pays. D'autres pays de l'OCDE, comme les Pays-Bas ou la Belgique, font confiance au secteur privé non-lucratif pour renforcer l'accès aux services d'intérêt général de manière efficiente, juste et adaptée aux besoins des sociétés.
Chaque euro investi soigne, éduque, accompagne, relie. Les mesures d'impact le démontrent : des programmes expérimentaux menés aux États-Unis et en France montrent qu'un accompagnement renforcé auprès d'enfants défavorisés améliore durablement emploi, santé et bien-être. Le soutien au secteur non lucratif est un véritable investissement social : selon James Heckman, Prix Nobel d'économie, chaque dollar investi dans le secteur non lucratif rapporte 17 dollars en bénéfices sociaux et économiques.
Chaque euro qui réduit les fractures sociales et environnementales est donc un investissement rentable. La précarité coûte bien plus cher que les moyens pour l'endiguer : reloger les sans-abris coûte moins que gérer les conséquences de l'errance ; intégrer les personnes exilées génère davantage de richesses que de les maintenir à l'écart. L'inclusion des personnes handicapées, des femmes, des jeunes ou des populations discriminées est un moteur de croissance.
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La valeur tangible du vivre-ensemble et la nécessité d'en faire un objectif pour notre pays est une valeur partagée par 77% des Français, loin devant d'autres valeurs comme le mérite, le travail ou le respect des traditions. Plus encore, 58% des Français considèrent les associations comme le premier moteur du vivre ensemble, devant l'état, les entreprises ou l'école. Dans une société où la diversité est trop souvent perçue comme une menace, les associations montrent chaque jour que le vivre-ensemble est non seulement possible, mais nécessaire. Elles incarnent l'espoir d'une transition écologique et sociale réussie, et la promesse d'un avenir plus juste.
Le Groupe SOS est un acteur majeur de ce mouvement pour le vivre ensemble. Figure de proue de la professionnalisation du monde associatif, il est devenu en quarante ans l'acteur de référence dans les champs de la protection de l'enfance, de la prise en charge du grand âge et de la petite enfance, dans l'accueil et le soin des personnes handicapées et dans la gestion des hôpitaux privés non lucratifs.
Face aux urgences de notre époque, le non-lucratif n'est pas une variable d'ajustement mais une solution d'avenir. Au Groupe SOS, nous sommes convaincus que valoriser ces acteurs du quotidien, c'est bâtir une société plus juste, inclusive et durable : une véritable société du vivre-ensemble.
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