La Deeptech séduit de plus en plus les profils business
Article partenaire avec Bpifrance

Photo d'illustration
Cyprien Tampe
PROPOSÉ PAR
La Tribune Now - Actualités et analyses
Article partenaire avec Bpifrance

Photo d'illustration
Cyprien Tampe
Les profils issus des grandes écoles sont très représentés parmi les entrepreneurs Deeptech : 78 des 100 startups françaises les plus valorisées dans le domaine ont été cofondées par un diplômé d'une grande école. "Ces établissements sont des réservoirs à entrepreneurs, des viviers de talents : il y a des élèves, mais aussi des Alumnis et des cadres en MBA" détaille David Boujo, directeur adjoint Deeptech à Bpifrance.
Ce sont ces profils "plus business, moins axé recherche" que Bpifrance souhaite acculturer aux sujets Deeptech, notamment par le biais des incubateurs. À Sophia Antipolis, l'EDHEC pilote le programme d'incubation TechForward, axé sur la tech et le Deeptech à impact. Créé avec IMT (Institut Mines-Télécom) et EURECOM (école d'ingénieurs), le but est de décloisonner les profils "business" et "scientifiques". Yasmine Machwate, responsable des incubateurs de l'Edhec, affirme que le rôle de Bpifrance est central : "C'est un pont, un catalyseur : elle structure ce terrain de jeu Deeptech et entrepreneurial, réunit les acteurs, identifie les synergies et fluidifie le financement". L'incubateur TechForward accueille déjà 25 startups par an et à terme, Yasmine Machwate insiste sur la volonté de faire émerger un écosystème plus intégré : "Grâce à Bpifrance, on met tout le monde autour de la table, permettant à chaque école d'apporter sa spécialisation et une dimension collective à la Deeptech française".
Si les écoles pourvoient les talents, Bpifrance apporte une solution humaine et financière "à travers une plateforme de matching et des produits financiers dédiés, ce qui crée un cercle vertueux" détaille David Boujo. La dynamique de la communauté Deeptech en France est portée depuis plusieurs années par différents dispositifs, dont les programmes "Tandem" et la "BFT Lab". Lancée il y a bientôt 4 ans, Tandem est "place de marché de co-fondateurs" selon David Boujo. Devenue incontournable, cette plateforme en ligne permet à des scientifiques qui ont un projet de startup, de trouver le cofondateur idéal, détenteur d'une expertise entrepreneuriale complémentaire. Depuis son lancement, Tandem a déjà permis la création de 300 équipes, chaque offre recevant en moyenne une vingtaine de candidatures.
En parallèle, la Bourse French Tech Lab (BFT Lab) vise à financer la "période de fiançailles" de la start-up, illustre David Boujo. En d'autres termes, cette phase délicate pendant laquelle la start-up n'en est pas vraiment une encore, et n'a pas encore fait sa première levée de fonds. La nouvelle version du programme, qui sera lancée en octobre, met l'accent sur le développement des compétences business, permettant de financer jusqu'à 60 000 €, dont 45 000 € pour le cofondateur arrivant. Ce soutien peut aussi servir à financer la formation ou le coaching du chercheur fondateur, le cas échéant. Selon David Boujo, ces aides, qui arrivent très en amont du développement des start up, sont nécessaires pour que celles-ci se fondent dans les meilleures conditions : "Ce que les investisseurs regardent en premier c'est la qualité de l'équipe".
Autant de talents que les investisseurs scrutent de près... et qui se donnent rendez-vous, aux côtés du grand public, le 23 septembre à l'Accor Arena pour "La Deeptech voit Big", le parcours immersif consacré aux innovations de rupture, à découvrir au cœur de BIG, le plus grand rassemblement business d'Europe.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Article partenaire avec Bpifrance
Gestion d’actifs : et si l’intelligence artificielle systémique devenait le nouveau référentiel ?
Festival de Toulouse / Aïda : « En tant que chef d’entreprise, c’est une grande satisfaction de flécher des fonds vers des projets artistiques de qualité. »
Le Café des Pionniers : un nouvel espace de convivialité et d’événements d’entreprise à Toulouse
Tata Communications : bâtir la résilience future grâce à la technologie et l’IA