La publicité sur mobile décolle enfin (un peu) en France

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La part du mobile dans les investissements publicitaires en ligne pourrait atteindre 15% à 20% du marché français en 2017, selon PwC, notamment grâce à la 4G.
La part du mobile dans les investissements publicitaires en ligne pourrait atteindre 15% à 20% du marché français en 2017, selon PwC, notamment grâce à la 4G. (Crédits : reuters.com)
Les investissements des annonceurs français sur mobile ont augmenté de 57% en 2013 pour s’élever à 229 millions d’euros, selon l’observatoire de l’ePub. Ils pèsent désormais 8% du marché de la publicité en ligne, seul segment en croissance l’an passé.

A l'heure où Facebook annonce avoir généré 1,2 milliard de dollars de chiffre d'affaires dans la publicité sur mobile sur le seul quatrième trimestre, les annonceurs français commencent (enfin) à s'y mettre un peu. La France est loin d'avoir rattrapé son retard en la matière sur les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou l'Allemagne, mais l'année 2013 a été marquée par un réel coup d'accélérateur des budgets sur mobile et tablette. Les investissements publicitaires sur appareils mobiles ont grimpé de 57% à 229 millions d'euros (en net) l'an passé et s'élèvent à 8,2% de l'ensemble des dépenses de communication en ligne, selon l'Observatoire de l'ePub réalisé par le cabinet PwC et présenté ce jeudi par le syndicat des régies Internet (SRI) en partenariat avec l'Udecam, l'union des agences de conseil et achat d'espaces.

Google se taille la part du lion

Cela reste cependant très en deçà du marché américain (14%) ou britannique (17%) et cela ne reflète pas le taux d'équipement élevé des ménages français ni les usages, en pleine explosion. Selon les experts de PwC, la part du mobile pourrait toutefois atteindre 15% à 20% du marché français en 2017, notamment grâce à la 4G et à l'essor des enchères en temps réel (RTB) qui favorisera la monétisation des inventaires. Google se taille la part du lion puisque les deux tiers de ces investissements sur mobile concernent la recherche sur Internet (le « search »), en hausse de 57%. Sur le solde, c'est-à-dire les dépenses en bannières (« display »), le mobile domine (60 millions) mais les tablettes progressent très vite (+90% à 19 millions d'euros).

Des montants qui demeurent très modestes : outre-Manche, sur le seul premier semestre 2013, les investissements publicitaires sur mobile ont dépassé 500 millions d'euros (429 millions de livres) selon l'IAB UK. Ce retard est aussi valable sur l'ensemble du marché de la pub en ligne, qui ne pèse que 22% des dépenses publicitaires totales en France, contre 24% aux Etats-Unis, 30% en Allemagne et même 35% au Royaume-Uni. La pub « digitale » est cependant le seul segment affichant une croissance, quoi que guère phénoménale (+3% à 2,79 milliards d'euros, après +5% en 2012), dans un marché français en berne (-5,9% à fin septembre selon l'IREP). Une morosité qui aurait pesé sur l'ensemble du secteur, y compris sur Internet. Là aussi Google domine : le moteur de recherche, qui n'est pas adhérent au SRI et ne communique pas ses chiffres, aurait une part de marché estimée entre 55% et 60%...

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Commentaires
a écrit le 30/01/2014 à 17:50 :
Aux USA , ils sont 70 % à ne pas croire à la pub sur mobile.
Réponse de le 30/01/2014 à 18:16 :
c'est donc une religion ?

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