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En Allemagne, pays dont les ministres de l'Economie et de la Justice appellent au démantèlement de Google, Eric Schmidt savait que son auditoire ne lui serait pas tout acquis. A Berlin, le président exécutif du géant de l'Internet a profité d'une invitation chez la startup de logiciels pour DJ Native Instruments pour célébrer l'esprit d'innovation allemand mais surtout répondre aux critiques sur le poids démesuré de l'entreprise de Mountain View. Il a d'abord rappelé les 1.100 personnes employées en Allemagne et les 200 millions d'euros investis sur place l'an dernier. Avant d'entrer dans le vif du sujet, sa position dominante dont il abuserait, l'enquête de la Commission européenne étant toujours en cours.
Il a pris l'exemple du journal allemand « Bild » dont 70% du trafic provient des accès directs, les internautes l'ayant ajouté en favori ou tapant l'adresse dans le navigateur, sans passer par le moteur, lequel représenterait un peu plus de 10% du trafic, presque autant que les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter.
Le président de Google a souligné que si, l'on cherche à acheter quelque chose, « une tente de camping par exemple, il y a Google, Bing, Yahoo ou le nouveau moteur de recherche français Qwant », dans lequel Axel Springer a acquis une participation de 20% en juin dernier : l'éditeur de « Die Welt » et de « Bild », précisément, a multiplié les prises de parole sur la domination de Google, comparé à « une araignée aux commandes de la Toile » par le patron Mathias Döpfner.
Une affirmation qui peut prêter à sourire tant Google semble avoir définitivement remporté la bataille du « search », avec plus de 90% de part de marché en Europe.
Discutant des « effets de réseau », ayant parfois une connotation négative, Eric Schmidt souligne qu'il s'agit en fait du « processus qui rend de nombreux services utiles », comme le téléphone ou un réseau social.
Le patron américain a aussi répondu indirectement à ceux qui demandent de réguler Google :
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Eric Schmidt a aussi souligné que « l'histoire a prouvé que la taille ou les succès passés ne constituent en aucun cas une garantie pour le futur », citant les exemples de Yahoo, Nokia, BlackBerry et même Microsoft ! Et le patron de Google de détourner l'attention sur un autre épouvantail américain, le géant de l'e-commerce Amazon, qui suscite lui aussi de nombreuses critiques en Allemagne.
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Surtout, le président exécutif de Google souligne que le "disrupteur", celui que certains considèrent comme le "barbare", pourrait à son tour se faire disrupter.
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