5G, cloud et IoT : les trois priorités d’Ericsson pour ne pas sombrer

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Ericsson s’est engagé dans une profonde restructuration. Il a récemment lancé un vaste programme de suppressions de postes, à hauteur de 5.000 collaborateurs dans le monde.
Ericsson s’est engagé dans une profonde restructuration. Il a récemment lancé un vaste programme de suppressions de postes, à hauteur de 5.000 collaborateurs dans le monde. (Crédits : REUTERS/Eric Gaillard.)
En pleine tempête, l’équipementier télécoms suédois a annoncé des coûts de restructuration, des provisions et des dépréciations pour un montant compris entre 12 et 15 milliards de couronnes (1,3 à 1,6 milliard d’euros) au premier trimestre. Pour se relancer, il compte sur les réseaux du futur et le cloud. Mais il lui faudra faire le dos rond avant de récolter les fruits de ses investissements.

Les mois se suivent et se ressemblent : Ericsson continue de broyer du noir. Ce mardi, l'équipementier télécoms suédois a annoncé des coûts de restructuration, des provisions et des dépréciations pour un montant compris entre 12 et 15 milliards de couronnes (1,3 à 1,6 milliard d'euros) au premier trimestre. Dans un communiqué, le groupe a précisé ses intentions :

« Ericsson poursuit sa stratégie commerciale plus ciblée pour revitaliser son leadership technologique, améliorer la rentabilité du groupe et permettre à ses clients de réussir. La stratégie globale consiste à permettre aux fournisseurs de services d'étendre leurs activités à l'ensemble des industries, et de doper les profits. »

Pour y arriver, Ericsson se focalise sur trois segments : la 5G, l'Internet des objets et le cloud. Sur ces créneaux, « nous allons développer des solutions de pointe », assure le groupe.

Restructurations

Ce « recentrage stratégique » est jugé essentiel pour la direction du groupe, qui est tombé dans le rouge au quatrième trimestre 2016 avec une perte de 1,6 milliard de couronnes suédoise (169 millions d'euros). Le groupe s'est engagé dans une profonde restructuration. Il a récemment lancé un vaste programme de suppressions de postes, à hauteur de 5.000 collaborateurs dans le monde.

De manière générale, Ericsson est confronté à la concurrence croissante des Nokia, Cisco et autres Huawei. Pour tirer son épingle du jeu dans ce marché difficile, l'équipementier s'est diversifié, ces dernières années, dans les logiciels et les services IT. Mais cette stratégie d'investissements tous azimuts n'a pas permis au groupe de damer le pion à la concurrence. Au contraire, beaucoup d'analystes la voient aujourd'hui comme un boulet, et plaident pour un recentrage de l'équipementier sur son cœur de métier.

De lointains retours sur investissements

La direction du groupe promet désormais d'aller dans cette direction. Gros bémol toutefois : Ericsson ne va pas tout de suite récolter tous les fruits de ses lourds investissements dans l'Internet des objets et la 5G. Perçue comme la future poule aux œufs d'or de la planète télécoms, cette dernière ne sera pas disponible avant plusieurs années. Récemment, Viktor Arvidsson, directeur de la stratégie d'Ericsson France, jugeait que les premiers déploiements commerciaux ne verront pas le jour avant 2021. En attendant, Ericsson devra faire son possible pour ne pas sombrer.

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