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Lorsqu'ils auditionnent les grands patrons, sénateurs et députés se montrent parfois coulants. Comme s'il y avait une crainte à s'attaquer à certains « capitaines d'industrie ». Surtout lorsqu'ils jonglent avec les milliards d'euros - à l'instar, par exemple, de Patrick Drahi, le propriétaire de SFR. Ce mercredi, l'audition de Vincent Bolloré a fait figure d'exception. Interrogé par la commission de la culture du Sénat, le président du directoire de Vivendi et patron de Canal+ a été confronté à des salves de questions et critiques liées à sa violente reprise en main de la chaîne cryptée. Il faut dire qu'avec tous les articles de presse largement négatifs et pessimistes sur sa gestion, ne pas l'interroger sur les accusations de censures sur Canal+ ou sur sa perte d'identité aurait fait mauvais genre...
Interrogé sur la reprise en main de Canal+, Vincent Bolloré a commencé par une petite leçon. Selon lui, l'actuel redressement était un impératif :
A ses yeux, il y avait donc un « problème ». « Vivendi était obligé d'intervenir, renchérit-il. La diète était malheureusement nécessaire. » Pour Vincent Bolloré, les 21 têtes coupées chez les dirigeants de Canal ne représentent pas grand-chose, arguant qu'aucun « plan social » n'a pour l'heure été mis en place.
Sur le front des contenus, les sénateurs l'ont interrogé sur la déprogrammation, l'an dernier, d'une enquête sur l'évasion fiscale au Crédit Mutuel, ainsi que sur des projets de publireportages chez Itélé. A ce sujet, Vincent Bolloré a laissé son numéro 2, Maxime Saada, jouer le pompier:
Une explication qui n'a, au passage, pas du tout satisfait David Assouline, le vice-président de la commission de la culture (PS):
Face à ces charges, Vincent Bolloré n'a pas perdu son sang-froid. Il a même plaisanté de ce climat médiatico-politique peu à son avantage :
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Autre dossier brûlant : Vincent Bolloré n'a pas caché son agacement après le rejet de l'accord entre Canal+ et BeIN Sports par l'Autorité de la concurrence. Celui-ci aurait permis à la chaîne cryptée de diffuser en exclusivité les chaînes qataries à ses abonnés, et était perçu comme un levier pour retrouver la confiance des abonnés. « Nous ne l'avons pas eu, je le regrette », a commenté le grand patron. Avant de prévenir que dans ces conditions, « nous serons obligé de faire un peu plus de diète que ce qui était prévu ». Les équipes de Canal sont prévenues.
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