Pour Bolloré, Canal+ est "sauvable" et "sera sauvé"

 |   |  372  mots
Fin avril, Vincent Bolloré a indiqué que le groupe Canal+ avait une dette d'environ un milliard d'euros et que si ses chaînes en clair D8 et D17 étaient dans la rentabilité,  iTélé, la chaîne d'infos du groupe, était dans le rouge.
Fin avril, Vincent Bolloré a indiqué que le groupe Canal+ avait une dette d'environ un milliard d'euros et que si ses chaînes en clair D8 et D17 étaient "dans la rentabilité", iTélé, la chaîne d'infos du groupe, était dans le rouge. (Crédits : Reuters)
Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, maison mère de Canal+, affirme que la chaîne de télévision payante est "sauvable" et "sera sauvée", dans un entretien accordé au journal Les Echos mardi.

Alors qu'il avait évoqué le 21 avril, devant les actionnaires, le risque de "faillite" de Canal+, Vincent Bolloré, patron de Vivendi assure aujourd'hui que la situation peut trouver une issue favorable.

"Je pense non seulement que Canal+ est sauvable, mais qu'il sera sauvé, sous réserve des accords prévus et des économies à faire", assure Vincent Bolloré aux Echos.

Et de détailler : "on est passé par une première phase de prise de conscience, puis on a mis en place l'équipe qu'il faut, et la direction est maintenant claire. Quant à la démarche, elle s'inscrit dans le long terme".

Plus de programmes cryptés à la rentrée

Selon le journal économique, Vincent Bolloré estime que, si le groupe obtient de l'Autorité de la concurrence le droit d'être le distributeur exclusif de BeIn Sports, il pourra commencer à rebondir. Le patron de Vivendi explique que l'enrichissement de ses contenus dans le sport devrait permettre au groupe d'ajuster et de diversifier le marketing de ses offres en proposant à la fois des abonnements moins chers et plus chers. Une manière de séduire de nouveaux clients, et de retenir ceux qui risquent de partir.

Enfin, selon Les Echos, les plages en clair n'auront pas totalement disparu de la grille des programmes de Canal+ à la rentrée, mais les contenus gratuits accessibles à tous vont voir leur part se réduire très nettement dès septembre au profit de programmes cryptés réservés aux abonnés.

"Il n'y a pas une seule chaîne payante au monde qui ait des tranches en clair. Et pour nous, ce n'est pas une obligation réglementaire. Nous pouvons donc les réduire. Il faut que l'arbitrage sur ce point soit rendu d'ici à l'été", indique Vincent Bolloré.

iTélé n'est pas à vendre

Concernant iTélé dont les rumeurs annoncent une éventuelle cession, Vincent Bolloré répond : "il ne faut pas vendre iTélé, mais, au contraire, la garder et la redéployer en utilisant les forces de Vivendi et de Canal : on peut y couvrir plus de sport, plus de cinéma, plus de culture, plus d'économie, plus d'international. Il faut se démarquer de la concurrence en jouant sur nos forces".

 (Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/05/2016 à 18:33 :
On verra à la fin de l année mais ça risque de chuter sévère apres la perte du foot (grâce à sa nouvelle equipe )

Plus de ligue anglaise et plus de prémium en ligue des champions

Beaucoup de gens sont sur canal pour le foot et à 40 euros par mois ça doit être le top !!!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :