Watch Dogs, quand un hacker devient le héros du dernier jeu vidéo d'Ubisoft

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
e très attendu jeu vidéo "Watch Dogs", dont le héros est un pirate informatique de haut vol, sort mardi alors que l'espionnage des communications téléphoniques et sur internet est devenu un sujet de premier plan depuis les révélations d'Edward Snowden.

Le très attendu jeu vidéo "Watch Dogs", dont le héros est un pirate informatique de haut vol, sort mardi alors que l'espionnage des communications téléphoniques et sur internet est devenu un sujet de premier plan depuis les révélations d'Edward Snowden.

Le nouvel opus de l'éditeur français Ubisoft met en scène un hacker qui contrôle le monde autour de lui en mettant à mal et piratant systèmes informatiques et réseaux de communication, un sujet particulièrement d'actualité.

Les héros de jeux vidéos sont en général armés de pistolets, de fusils, de sabres, ou disposent de pouvoirs spéciaux pour combattre leurs ennemis, se débarrasser d'obstacles ou marquer des points.

Un antihéros qui peut pirater à peu près tout

Mais dans "Watch Dogs", le personnage contrôlé par les joueurs est un antihéros dont la principale spécificité est qu'il peut pirater à peu près tout, des téléphones portables des passants qu'il croise jusqu'aux terminaux qui contrôlent les feux de circulation ou l'électricité dans certains quartiers, sans parler des comptes en banque. Cela lui permet d'avancer dans ses missions.

"On savait qu'on tenait un sujet pertinent", notait il y a quelques semaines l'un des développeurs du jeu, le Canadien Dominic Guay, lors d'une présentation à l'occasion du salon E3, le plus grand du monde consacré aux jeux vidéo.

"J'ai allumé la télévision sur CNN et les premiers mots que j'ai entendus, c'est: "Invasion de la vie privée". J'ai changé de chaîne et sur Fox News ils parlaient de "surveillance". J'ai dit à mes développeurs: Voilà nos mots-clés", a-t-il repris.

Ce jeu d'action-aventure, qui se déroule à Chicago, place le joueur dans la peau d'un brillant hacker, Aiden Pearce, qui se transforme en voyou pour venger sa famille, victime d'un drame.

Le héros s'attaque également à de nombreuses missions secondaires, peut s'asseoir jouer à des tables de poker, résoudre des casse-tête ou participer à des courses sauvages en pleine ville.

Les actes de piratage ne sont pas sans rappeler ceux de la NSA

Les actes de piratage réalisés par le héros ne sont pas sans rappeler ceux effectués dans la réalité par l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA).

Selon les pratiques révélées par son ancien consultant Edward Snowden, aujourd'hui réfugié en Russie, la NSA a enregistré les métadonnées téléphoniques de millions d'Américains et a également espionné des internautes étrangers.

Le débat a aussi été alimenté par l'installation de nouvelles caméras de surveillance dans les rues de nombreuses villes américaines après les attentats du marathon de Boston l'année passée.

Solides précommandes

Selon Ubisoft le jeu, qui devait initialement sortir l'année passée, a déjà enregistré de solides précommandes.

"Nos équipes ont travaillé sans relâche pour s'assurer que les joueurs disposeront d'un jeu d'excellente qualité avec un éventail de possibilités très vaste", a de son côté souligné vendredi le vice-président des ventes et du marketing d'Ubisoft, Tony Key.

Dominic Guay a aussi estimé qu'avec la technologie actuelle il n'est pas impossible d'entrevoir un monde qui n'est pas sans rappeler celui du roman "1984" de George Orwell, où un "Big brother" voit et contrôle tout.

"Je pense qu'aujourd'hui la technologie a rattrapé ce qu'il avait envisagé. Et la plupart des piratages que le héros réalise dans le jeu sont basés sur ce qui se passe dans le monde réel. C'est juste qu'ils sont tous réalisés par un seul et même personnage", a ajouté M. Guay.

Celui-ci a aussi évoqué les "villes intelligentes" dans lesquelles le trafic routier ainsi que la distribution d'eau ou d'électricité sont gérés par une centrale informatique.

"Nous n'essayons pas d'être moralisateurs, mais on espère que les joueurs, quand ils auront fini leur partie, peut-être entameront un débat intéressant", a encore dit Dominic Guay.

Avec sa sortie retardée, les développeurs ont pu peaufiner leur jeu pour qu'il soit possible d'en tirer le maximum sur les dernières consoles, Playstation 4 ou la Xbox One, mais le jeu fonctionnera aussi sur des consoles de la génération précédente.

"Watch Dogs", qui sera vendu 60 dollars aux Etats-Unis, peut aussi être utilisé sur les ordinateurs gérés par Windows et une version spéciale destinée à la console Wii U doit sortir dans les mois à venir.

 

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Commentaires
a écrit le 29/08/2014 à 8:38 :
J attend avec impatience le prochain Assassin's creed . Ubisoft , boite 100% bretonne créée par 2 frangins du Morbihan . Belle reussite .
a écrit le 25/05/2014 à 19:38 :
Enfin un jeux d'envergure et un game play mature et fun a la fois. Les pcistes prendront un plaisirs a faire fondre leurs gpu. Je prends!
a écrit le 25/05/2014 à 18:07 :
Ce qui est bien et révolutionnaire dans ce jeu est surtout le concept de hacking qu'on ne trouve dans aucun autre jeu ou même dans une œuvre cinématographique (en tous cas pas avec de telles proportions), grâce à cela ubisoft marque un grand point et finit par attirer toutes les attentions autour de son blockbuster, reste la qualité du scénario qui va déterminer sans doute la crédibilité du jeu.
a écrit le 25/05/2014 à 15:06 :
Il manque un "L" au début de l'introduction.
Réponse de le 25/05/2014 à 22:36 :
La tribune ... La syntaxe dans ce canard...

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