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Beaucoup de bonnes volontés, pas assez de concret. Tel est le constat d'une étude de la Fédération Nationale de l'Information Médicale (Fnim) et de Doctors 2.0 & You publiée jeudi 26 mai sur "la transformation digitale et l'open innovation des Industries de santé, des entreprises du médicament, aux établissements de santé, en passant par l'industrie du dispositif médical.
Si pour 87% des dirigeants d'entreprise interrogés le digital fait partie des priorités pour leur société, seuls 57% assurent avoir mis en place une organisation particulière pour gérer le digital. "Il y a une volonté de l'industrie de la santé de transformation digitale, mais l'accélération souhaitée n'est pas permise à cause d'une vision sur le court terme de la rentabilité. Alors que le retour sur investissement du numérique se fait sur le moyen et long terme", explique à La Tribune, Eric Phélippeau, président de la Fnim.
Symbole de cette difficulté à avancer dans le numérique d'après l'étude: le manque d'enthousiasme pour l'open innovation (un mode d'innovation basé sur la collaboration entre entreprises), alors qu'elle "permet d'imaginer le changement de modèle économique dans certaines entreprises", juge Eric Phélippeau. Ainsi, selon la Fnim et Doctors 2.0 & You, "sans surprise" peu de sociétés françaises travaillant dans la santé ont lancé des projets en open innovation (36%), alors que l'open innovation fait partie des axes de réflexion chez 57,3% des dirigeants interrogés.
Dans l'open innovation, "les entreprises françaises de santé sont à l'âge de l'observation et en retard par rapport aux autres secteurs", assure le président de la Fnim. Selon lui, cela s'explique par un cadre réglementaire pesant, même s'il juge ce dernier important. "La politique des données freine l'open data, un des éléments importants, pour faire du big data et favoriser l'open innovation et l'innovation plus largement", donne-t-il en exemple.
Il pointe également un contexte économique peu favorable. D'après lui, les industries de santé subissent une pression pour faire des économies sur les médicaments et la santé plus largement, ce qui les pousserait à avoir cette vision à court-terme, alors que "l'open innovation produit des résultats à moyen ou long terme".
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Mais le tableau du Fnim n'est pas complètement noir. "Les biotechs françaises s'y mettent, les laboratoires commencent", juge le président de l'organisation. Dernier exemple médiatique en date: en septembre 2015, Sanofi s'est associé à Google pour améliorer la prise en charge des patients atteints de diabète.
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