Éric Rochant, l'homme qui murmure à l'oreille des espions
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Eric Rochant
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Eric Rochant
Reuters
L'info est béton : il y aura bien une cinquième saison de la célèbre série devenue culte Le Bureau des légendes diffusée sur Canal+. Une série sur l'élite des espions de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) considérée comme crédible et réaliste aussi bien sur la forme (décors, mobilier, objets...) que sur le fond pour les observateurs avertis. À tel point qu'aujourd'hui l'administration française a du mal à se fournir en un type de téléphones vu dans la série et donc exigé par les nombreux réalisateurs qui souhaitent tourner des fictions sur les services de renseignement. C'est Éric Rochant lui-même qui a confirmé la bonne nouvelle aux très nombreux addicts du Bureau des légendes et de ses agents clandestins, lors d'une soirée organisée par le Cercle européen de la Sécurité des systèmes d'information (SSI), qui réunit le banc et l'arrière banc des directeurs de la SSI, dont certains sont des transfuges très discrets des services français.
Dix nouveaux épisodes de 52 minutes pour la cinquième saison seront tournés. Ce qui impose un rythme d'enfer aux équipes de la série, qui doivent apprendre à « comprimer le temps » pour caser l'écriture, le casting, le tournage et la réécriture. « On ne cesse d'écrire une scène tant qu'elle n'est pas tournée , assure Éric Rochant. Tout se chevauche. C'est à ce rythme-là que l'on peut livrer dix épisodes par an », souligne le co-créateur et réalisateur (showrunner). Influencé par les films d'espionnage américains dans son adolescence, Éric Rochant apprécie dans ce genre cinématographique « la tension dramatique avec son lot de menaces, de dangers, de manipulations... et le contexte géopolitique et géostratégique du monde. Cela dépasse le cadre de la France. C'est tout cela qui m'a intéressé ». Cet intérêt, ce désir même, peut expliquer pourquoi il a eu envie de travailler sur la DGSE, qui, elle, a vraiment sauté sur l'opportunité pour en faire une formidable campagne de promotion du métier d'espion... et de la DGSE.