Iliad ne se lancera en Italie que d’ici cet été

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Xavier Niel ne veut pas aller trop vite en besogne. Le milliardaire, propriétaire d'Iliad et fondateur de Free dans l'Hexagone, ne veut vraisemblablement pas démarrer sa campagne d'Italie, où il se prépare à devenir opérateur mobile, avant d'être bien sûr de son coup. C'est du moins ce qu'il ressort d'une interview de Benedetto Levi, le nouveau chef de file d'Iliad en Italie, publiée mardi par le quotidien La Repubblica. « Notre objectif a toujours été de débarquer d'ici cet été », a lancé le jeune homme de 29 ans, qui a pris ses fonctions au mois de janvier. Sauf que le lancement des premières offres d'Iliad de l'autre côté des Alpes était initialement prévu fin 2017.
Si le groupe de Xavier Niel se donne du temps, c'est parce qu'il joue gros sur ce démarrage. En 2012, lorsqu'il s'était lancé dans le mobile France, Free a connu de gros couacs : son site Internet, en particulier, n'a pas tenu le coup face à l'avalanche de connexions d'internautes. En Italie, où le groupe se lance sans être connu du grand public - ce qui n'était pas le cas en France au lancement de Free Mobile -, de tels ratés pourraient plomber pour longtemps son image de marque. On imagine, dans ce contexte, que le groupe veut pas se précipiter.
Si Iliad part, certes, avec des actifs conséquents (des antennes, un important portefeuille de fréquences, des accords lui permettant d'utiliser le réseau des autres opérateurs là où il n'est pas présent), il a besoin de recruter du personnel en Italie. Aujourd'hui, il recherche, en témoignent les offres d'emplois visibles sur son site, des spécialistes des données, des logisticiens ou encore des ingénieurs pour compléter son équipe, qui s'élèverait pour le moment à une centaine de personnes. Recruter en partant de rien n'est, à l'évidence, pas une mince affaire. D'ailleurs, Benedetto Levi, un ancien startupper et ancien responsable de l'Italie chez Captain Train, n'a été officialisé qu'il y a deux mois en tant que responsable d'Iliad Italia.
L'autre volet qui préoccupe forcément le groupe, c'est le type d'offre qu'il va proposer. Et surtout à quel prix. Si Xavier Niel va très certainement, comme il l'a fait en France, casser les tarifs pour séduire vite un maximum de clients, ses rivaux ne comptent pas lui dérouler le tapis rouge. En février 2017, Telecom Italia, l'opérateur historique italien, a par exemple annoncé le lancement d'une marque à bas prix, Kena Mobile, pour lui couper l'herbe sous le pied. Face à ces attaques, Iliad se montre jusqu'à présent serein, et juge le marché « vraiment attractif », dixit Maxime Lombardini, son directeur général, en septembre dernier.
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« Certes, ce ne sont pas les prix du marché français d'il y a cinq ans [lors du lancement de Free Mobile et de ses offres à prix cassés, Ndlr], expliquait-il. Mais nous avons un panorama intéressant. D'une part, trois opérateurs se partagent chacun environ un tiers du marché, ce qui est quand même bien quand on est un nouvel entrant. D'autre part, le marché est potentiellement très fluide, parce que 80% des Italiens recourent à des offres prépayées. [...] Enfin, le revenu moyen par abonné n'est pas si faible, et il progresse. [...] En conséquence, nous pensons avoir ici un espace tout à fait sympathique. »
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Sachant qu'Iliad a toujours indiqué qu'il visait, à terme, une part de marché de 15% dans le mobile.
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