Le réseau informatique de Banque centrale d'Australie piraté
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La Banque centrale d?Australie a elle-même confirmé les attaques. Plusieurs de ses ordinateurs ont été contaminés par un logiciel malveillant. Lors de l'une de ces attaques, un logiciel d'espionnage développé par des Chinois a recherché des informations confidentielles sur les négociations du G20 en 2011, lorsque les taux de change et les réserves de changes de la Chine étaient au programme du sommet de Séoul.
Un responsable de la banque centrale a confirmé l'existence du virus d'espionnage. Il n'a cependant pas précisé le type d'informations subtilisées et les cibles visées, et n'a pas souhaité confirmer le lien avec la Chine.
65% des attaques ont un motif économique
Mais au ministère australien de la Défense, un responsable a souligné que "le ciblage d'événements d'envergure, tels que le G20, par des adversaires sponsorisés par un Etat (...) est une menace réelle et persistante". "Au moins 65% des cyberattaques sur des ordinateurs australiens ont un motif économique", selon lui. "Les pirates cherchent des informations sur les affaires économiques australiennes, la propriété intellectuelle, des données scientifiques et les intentions du gouvernement".
Des mails ont par ailleurs été envoyés, également en 2011, via sans doute un compte extérieur détenu par un haut responsable de la banque, qui a été piraté, a ajouté la banque centrale.
Début 2011, les ordinateurs du Premier ministre australien et de plusieurs ministres avaient déjà été piratés. La presse a affirmé que les agences du renseignement chinois étaient soupçonnées, une information que le gouvernement n'avait pas voulu commenter.
La Chine rejette les soupçons
La Chine avait vivement rejeté ces soupçons. Le mois dernier, une firme américaine de sécurité sur internet, Mandiant, a affirmé que l'armée chinoise contrôle des centaines, voire des milliers de pirates informatiques parmi les plus virulents du monde, un rapport qui a suscité l'ire de Pékin.
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Ces pirates, qui s'en sont pris récemment à des journaux américains, des sociétés et des agences du gouvernement, sont "basés principalement en Chine et le gouvernement chinois est tout à fait au courant de leurs activités", affirmait Mandiant, qui est l'un des conseils du gouvernement américain en matière de sécurité informatique.
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