Au Campus Cyber, 160 experts entraînés au pire des scénarios d'une cyberattaque
François Manens
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Dado Ruvic
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C'est « le plus grand exercice de crise jamais organisé », d'après Michel Van Den Berghe, le président du Campus Cyber, inauguré en février dernier et qui regroupe dans une même tour 1.800 experts venus des services cyber de l'Etat (Gendarmerie, Anssi, ministères), et des centres de recherche (Inria...). Jeudi, le grand bâtiment vitrine de l'écosystème français de la cybersécurité, accueillait REMPAR22, un exercice de simulation de crise cyber sur une journée, organisé par l'Anssi et le Club de la continuité d'activité (CCA). Objectif : préparer plus de 160 professionnels à un scénario catastrophe, afin qu'ils réagissent efficacement en cas de cyberattaque. « Lors d'une crise, il y a toujours une phase de stupéfaction, et plus elle est longue, moins la relance sera rapide. Ce genre d'exercice a pour but de réduire la stupéfaction », élabore Michel Van Den Berghe. La Tribune était au Campus, et a pu suivre le déroulement d'une partie de l'exercice.
Premier arrêt, le 13e étage du Campus, dédié aux événements. Dans l'une des salles, une vingtaine d'animateurs s'activent autour d'ordinateurs portables, tandis qu'un projecteur affiche des informations sur les différentes équipes. Leur rôle : envoyer les « événements » auxquels les joueurs feront face -chaque scénario en compte une cinquantaine, spécifiques à leur métier- et s'assurer que l'exercice reste fluide. Les joueurs n'ont que deux heures et demi de préparation avant de restituer leur plan de crise, alors il n'y a pas de temps à perdre.
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REMPAR accueille non pas un mais cinq exercices en simultané, sur autant de secteurs d'activité différents : industrie, service, banque, éditeurs et conseil. Si les scénarios se ressemblent, chacun intègre des problématiques spécifiques au secteur. Au total, plus de 160 personnes issues de 100 organisations de secteurs et de tailles différentes (privées, publiques, associatives, startups, grands groupes...) se prêtent au jeu. « C'est la première fois que nous accueillons autant d'organisations différentes pour un exercice », se réjouit Mathieu Couturier, chef adjoint de la division Management de la sécurité numérique de l'Anssi, en charge de la cellule d'animation avec Vincent Vallée, vice-président du CCA.
François Manens
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