Informatique : des suppressions d'emplois et beaucoup d'IA, la recette d'Atos pour se relancer
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Atos a révélé son plan de relance, pour ne pas dire de résurrection, ce 14 mai. Lors d'une conférence de presse, Philippe Salle, nommé président-directeur général en novembre dernier, a dévoilé les grandes lignes du projet pour espérer retrouver la croissance. Le groupe spécialisé dans les services informatiques, du logiciel au superordinateur, vise un chiffre d'affaires compris entre 9 et 10 milliards d'euros d'ici à 2028, assorti d'une marge opérationnelle de 10 % à l'horizon visé.
Pour y parvenir, l'entreprise annonce une restructuration du groupe autour de six lignes d'activité : le cloud, la cybersécurité, les données et l'IA, les applications numériques, les plateformes intelligentes, ainsi que les environnements de travail numériques. Ce repositionnement s'accompagne — de toute évidence — de coupes supplémentaires avec la suppression de 10 000 postes d'ici à 2028, ainsi qu'une réduction de 10 % des dépenses hors personnels et masse salariale.
Pour rappel, le groupe avait déjà amorcé sa cure d'amaigrissement dès le mois de novembre, à la suite d'une offre non engageante de l'État concernant la cession de sa branche Advanced Computing — spécialisée dans le développement de supercalculateurs — pour une valeur estimée entre 500 millions et 625 millions d'euros. Les discussions autour de cette vente sont toujours en cours, avec une échéance le 31 mai prochain.
Dans le même temps, Eviden, la division d'Atos consacrée aux solutions logicielles et au matériel informatique, avait déjà procédé à une réduction de ses effectifs, perdant plus de 1 000 employés sur l'ensemble de l'année 2024. La nouvelle direction vise désormais plus spécifiquement les fonctions support, jugées encore trop nombreuses.
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Cet allègement structurel doit permettre à Atos de se recentrer sur d'autres marchés jugés plus porteurs — au premier rang desquels figure l'intelligence artificielle, appelée à devenir le moteur principal du groupe dans les années à venir. Pour incarner ce virage, un nouveau directeur technique, recruté depuis la côte Ouest des États-Unis, devrait prochainement rejoindre l'entreprise.
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