"Uberman", "Uberwoman", "Uberdumat", "Uber&mère", "Ubéret"... Peut-être avez-vous d'ores et déjà aperçu l'un de ces jeux de mots qui ont investi les emplacements et panneaux d'affichage publicitaires des dix villes dans lesquelles l'américaine Uber est implantée (Paris, Lille, Lyon, Toulouse, Marseille, Aix, Bordeaux, Nice, Cannes, Strasbourg, Nantes) depuis ce mercredi matin.
Et pour cause, pour ses quatre ans, la plateforme mettant en relation passagers et voitures de transport avec chauffeur ( VTC) s'est offert sa toute première campagne de pub', réalisée avec l'agence Marcel (Publicis), dont elle ne souhaite pas divulguer le montant. On sait seulement qu'il s'agit "d'un budget important, mais pas colossal", selon le DG France Thibaud Simphal, de "quelques centaines de milliers d'euros", lâche-t-il du bout des lèvres.
Pour expliquer cette initiative, qui peut paraître contre-intuitive pour une startup (malgré une valorisation potentielle de plusieurs dizaines de milliards d'euros, Uber se considère en effet plus comme une jeune pousse que comme une multinationale - ce qui peut prêter à sourire), car coûteuse, le dirigeant explique que l'entreprise a voulu s'exprimer "seule", et non à travers des partenariats ou des interviews, comme elle l'a fait jusqu'à présent.
"La campagne montre ce à quoi amène le produit sans montrer le produit, côté passager mais aussi côté chauffeur", explique Thibaud Simphal. Et de se réjouir:
À lire également
Sans compter que le secteur est en pleine croissance, rappelle-t-il encore, mentionnant les 70.000 emplois potentiels évoqués dans le rapport Thévenoud, et l'accès ou le retour à l'économie qu'il permet. A cet égard, il assure qu'un quart des chauffeurs partenaires d'Uber sont d'anciens chômeurs structurels. Mais pas seulement. Il s'agit selon lui globalement d'un écosystème à fort potentiel : des loueurs de voitures, aux assureurs en passant par leurs concurrents, les constructeurs d'automobiles et les banques... "Ce secteur en forte croissance élargira de fait l'assiette imposable de tous les acteurs", analyse-t-il. Avant de conclure:
« Anticiper le coût du token sur cinq ans, c’est impossible » : les entreprises face à l'explosion de la facture de l'IA
IA : la douche froide Broadcom fait vaciller les stars européennes des semi-conducteurs
IA : les géants Soitec et STMicroelectronics prêts à réduire la consommation électrique des data centers
Les salariés français à la traîne dans l’adoption de l’IA