WeWard, cette appli française qui veut faire marcher les Américains
Simon Prigent
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Yves Benchimol, CEO et cofondateur de WeWard.
WeWard
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Yves Benchimol, CEO et cofondateur de WeWard.
WeWard
« Le marché français, c'est comme un zodiac. Ça peut démarrer très vite, mais ça reste limité. Le marché américain, c'est un paquebot. Cela peut démarrer très doucement, mais quand c'est lancé, c'est quasi inarrêtable. Et là, on a fait démarrer le paquebot. » De passage à Paris, aux bureaux de la start-up WeWard, qu'il a cofondée en 2019 avec Nicolas Hardy et Tanguy de La Villegeorges, le patron Yves Benchimol veut y croire.
Pour tenter de passer du vœu pieux à la réalité, il est parti s'installer à New York mi-2023. Son ambition : ouvrir un nouveau marché à l'application, qui pousse ses utilisateurs à marcher davantage chaque jour. A la différence des applis qui se contentent de compter vos pas, WeWard offre aussi des récompenses.
Tous les jours, si vous marchez suffisamment, les pas rapportent des points. Ceux-ci sont convertibles en euros ou en bons d'achat et cadeaux. La formule plaît. La start-up revendique 20 millions d'utilisateurs dans 29 pays, dont 6 millions en France - un chiffre toutefois invérifiable - et environ 500.000 aux Etats-Unis.
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Quid de son business model ? WeWard assure qu'il n'exploite pas les données de déplacement de ses utilisateurs. Son modèle économique repose essentiellement sur la publicité, en partenariat avec les marques (Nike, Adidas, Decathlon...) ou des régies publicitaires. La jeune pousse génère aussi des revenus via un système de commission, si les utilisateurs utilisent leurs points pour faire du shopping sur les sites partenaires. Enfin, un système de collection de cartes, inspiré de Pokemon Go, a été lancé il y a trois mois. Mais il reste, pour l'heure, marginal dans le chiffre d'affaires à 8 chiffres de l'entreprise, qu'elle se refuse de dévoiler.
Simon Prigent