Google et Verizon veulent changer les règles d'Internet à leur profit

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Le géant de l'Internet et l'opérateur en télécommunications proposent la création d'un système à deux vitesses, permettant de vendre plus de services payants sur Internet.

Longtemps opposés sur les conditions de transport et d'accès aux données sur Internet, Google et Verizon militent maintenant ensemble pour obtenir une évolution des règles du jeu. Au grand dam des défenseurs de la "neutralité d'Internet", ce principe fondateur du réseau qui interdit toute forme de discrimination sur la Toile.

Le géant de l'Internet et l'opérateur de télécommunications ont annoncé lundi soir une "proposition de cadre législatif" à l'attention des autorités américaines des télécommunications (FCC).

Selon celle-ci, la neutralité du net serait préservée si un fournisseur d'accès à Internet ne faisait pas de "discrimination entre les contenus légaux", protégeait l'accès à tous les utilisateurs et si les informations sur les services et les tarifs étaient transparentes. Ainsi, selon Google et Verizon, rien n'empêcherait alors un éditeur de contenus ou de services de conclure un accord avec un groupe de télécoms pour que celui-ci réserve à ses abonnés des services payants. Et les deux alliés d'évoquer la santé à distance, l'éducation ou les jeux.

Les défenseurs de l'Internet neutre craignent que le système proposé crée un réseau à deux vitesses : un Internet public, de base, pauvre en services, et un réseau riche en contenus et services, mais beaucoup plus cher. Pour apaiser ces craintes, Google et Verizon propose que la FCC "applique les politiques d'accès ouvert à l'Internet au cas par cas, en s'appuyant sur les plaintes" et puisse "imposer des amendes jusqu'à 2 millions de dollars" aux contrevenants. La FCC n'a pas souhaité commenter cette proposition. Celle-ci a interrompu la semaine dernière les discussions menées depuis plusieurs semaines avec les différents acteurs des télécommunications et des médias américains.

Enfin, Google et Verizon voudraient que l'Internet mobile, celui accessible via les téléphones connectés à la 3G, soit exclu de ce système pour des raisons concurrentielles et de risque d'encombrement des réseaux. Chaque opérateur serait ainsi libre de vendre les services de son choix. Une proposition habile alors que les mobiles seront dans quelques années, selon les déclarations du patron de Google, le moyen le plus utilisé pour accéder à Internet.

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