• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Technos & MediasInternet

Bientôt une guerre pour la publicité sur mobile ?

Photo de Antoine Patinet

Pierre Manière

Publié le 20 mai 2015 à 10:30 - Mis à jour le 20 mai 2015 à 10:37

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Le Premier ministre australien juge « injustifiés » les nouveaux droits de douane américains
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
  • Incendies : la France commande deux nouveaux Canadair, livraison estimée à 2032
  • Le nombre de riches et leur fortune à un sommet en 2025, selon une étude
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 4

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 5

    Emploi : la Fed désigne le coupable inattendu du chômage des jeunes diplômés américains

  • 6

    « Arrêt total et définitif » : des centaines de milliers de stations météo obsolètes en France malgré leur bon état

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Plusieurs opérateurs européens souhaiteraient se doter d’un « Adblock » spécifique. L’objectif ? Contraindre Google et les géants du Net à partager leur manne publicitaire.

La page d'accueil est on ne peut plus explicite. On y voit la réplique d'un smartphone, ouvrant sur l'appli du New York Times. Un bandeau publicitaire pour un site de cuisine apparaît sur la page du vénérable journal. Puis disparaît, comme par magie. Voici comment Shine, une start-up israélienne, vante son produit phare : un logiciel anti-pub baptisé « Shine for Carriers », une sorte de super « Adblock » destiné aux utilisateurs de smartphones.

Toutefois, ces derniers ne peuvent en bénéficier directement. Ils n'auront accès à ce service que si leur opérateur mobile achète et intègre la solution de Shine. « Libre ensuite à ces compagnies de proposer et monnayer le filtrage de la publicité à leurs clients », explique Roi Carthy, le directeur marketing de Shine à La Tribune. Concrètement, le logiciel permet aux opérateurs de filtrer, au niveau de leurs serveurs, la majeure partie des contenus publicitaires. « Pour le moment, nous ne pouvons pas bloquer la publicité aux formats natifs, comme sur Facebook, Twitter et Snapchat », précise Roi Carthy.

Le choix de s'adresser directement aux opérateurs est évidemment stratégique. « Comme Apple et Google contrôlent les deux principaux systèmes d'exploitation sur mobile et ont la mainmise sur la distribution d'applications via leurs Apple Store et Google Play, il n'y avait pas franchement d'autre possibilité que de passer par les opérateurs pour proposer un service de filtrage publicitaire efficace », poursuit le directeur marketing. Et pour cause : on imagine mal un Google, qui vit de la réclame en ligne, offrir un coup de projecteur à un « Adblock » performant !

Plusieurs opérateurs intéressés

Or la solution de Shine n'est pas passée inaperçue sur le Vieux Continent. D'après le Financial Times, plusieurs opérateurs télécoms - dont un comptant 40 millions d'abonnés - seraient en discussion pour proposer ce service à leurs clients d'ici la fin de l'année. Lorsqu'on lui demande si des acteurs français sont intéressés, Roi Carthy botte en touche. « Je ne peux vous répondre », nous indique-t-il laconiquement. Contactés par La Tribune, Bouygues Telecom et Orange nous ont pour leur part assurés n'avoir « aucun contact » avec Shine.

Reste que Roi Carthy nourrit de grandes ambitions :

« Dans certains pays, près du quart des internautes utilisent un logiciel de blocage sur leurs ordinateurs, constate-t-il. Ils sont clairement insatisfaits de la manière dont la pub pollue leur expérience en ligne. Nous croyons que la demande sera aussi significative auprès des mobinautes. »

Surtout, pour les opérateurs de télécommunications, Shine pourrait constituer un puissant moyen de pression auprès des mastodontes de l'économie numérique. Google est le premier d'entre eux. Le géant américain, qui vit de la publicité, pourrait ainsi voir son gagne-pain menacé. Et ce, dans un contexte où la publicité sur mobile explose, tirée par la consommation exponentielle de vidéos en ligne. Selon le cabinet eMarketer, ce secteur pourrait peser près de 100 milliards de dollars en 2016, soit une progression de près de 48% en un an !

Newsletter

Tech & IA

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Illustration de la newsletter Tech & IA

Concrètement, offrir une solution de filtrage publicitaire peut donc être perçu comme un moyen, pour les opérateurs, de pousser les géants et pourvoyeurs de services du Net à négocier un partage de cette manne qui leur échappe. Il faut dire que ce gros gâteau aiguise de plus en plus l'appétit des acteurs des télécommunications. Comme en témoigne le rachat d'AOL par Verizon la semaine dernière...

Free et sa fronde anti-Google

Sur le fond, cette bataille entre les cadors des télécoms et les géants de l'Internet ne date pas d'hier. Depuis des années, les premiers se plaignent de n'être considérés que comme des fournisseurs de « tuyaux », destinés à acheminer les contenus toujours plus lourds des seconds. Face à l'explosion des usages, les opérateurs sont ainsi contraints d'investir des milliards dans leurs infrastructures, comme le développement de la fibre optique, la multiplication des antennes ou l'achat de fréquences. Presque tous estiment donc qu'une partie de la monétisation des contenus, comme la publicité, devrait leur revenir.

L'attaque frontale de Free en 2013

C'est la raison pour laquelle Free avait attaqué frontalement Google en janvier 2013. A l'époque, le « trublion d'Internet » avait un temps proposé à ses clients fixe et mobile un service de blocage publicitaire. Sa cible principale ? Youtube, la filiale de vidéos du colosse de Mountain View, accusée de monopoliser chaque jour davantage ses infrastructures sans que l'opérateur n'y gagne plus d'argent.

L'affaire avait fait grand bruit puisque les éditeurs de sites - nombreux à vivre parfois uniquement de la publicité - avaient tiré la sonnette d'alarme. Après une réunion avec les représentants des annonceurs et des éditeurs de contenus, Fleur Pellerin avait demandé à Free de lever son blocage. Alors ministre de l'Economie numérique, elle avait brandi « les conséquences graves » de cette fronde « sur l'économie globale du secteur numérique et sur leur modèle économique ». Toutefois, Xavier Niel, le PDG d'Iliad, maison-mère de Free, n'a pas enterré la hache de guerre. « Nous continuerons. Nous bloquerons les publicités de temps en temps, et un jour nous les couperons pour de bon », a-t-il lancé au FT quelques mois plus tard.

La neutralité du Net préservée ?

Quelques années après l'offensive de Free, la possible arrivée de Shine devrait, dans tous les cas, soulever des questions sur la nature de ce filtrage. En d'autres termes, porte-t-il atteinte à la neutralité du Net ? « Oui, assure Fabien Sirjean, le président de French Data Network. Les opérateurs qui proposeraient Shine à leurs clients sortiraient alors de leur rôle de fournisseurs de tuyaux, car pour des motifs financiers, ils regarderaient les paquets qu'ils transportent. » Il fait ainsi la différence avec l'initiative de Free en 2013 : « La neutralité du Net était alors préservé car le filtrage avait lieu au niveau de la 'box', c'est-à-dire chez l'utilisateur. »

À lire également

  • Publicité mobile: stop ou encore ?
  • La publicité débarque sur Instagram en France aussi
  • Pour que décolle vraiment la publicité sur mobile
  • "Génération pub" ou comment la publicité clandestine investit le cerveau des jeunes

Du côté de l'Arcep, le son de cloche est différent. En septembre 2012, le régulateur français des télécoms avait estimé dans son rapport au Parlement et au Gouvernement sur la neutralité du Net que :

« Si les opérateurs offrent la possibilité à leurs clients de filtrer certains contenus (par exemple dans le cadre d'un système de contrôle parental), les utilisateurs seuls doivent pouvoir actionner le dispositif, en étant informés de son fonctionnement et avec la possibilité de l'interrompre s'ils le souhaitent. »

Si le filtre antipub de Shine se démocratise, les débats seront à n'en point douter de nouveau enflammés.

Pierre Manière

Sur le même sujet

  • 1

    Un incident majeur toutes les deux heures : les risques cyber explosent dans la finance européenne

  • 2

    448 TWh d'électricité par an, 4.500 milliards de litres d’eau : les coûts cachés de la révolution de l’IA

  • 3

    Meta recule sur son outil de surveillance des salariés pour entraîner son IA

  • 4

    Bruxelles dévoile son grand plan pour la souveraineté technologique, avec des instruments encore timides