Depuis les résultats de l'élection présidentielle américaine, Facebook doit faire face à une pression grandissante pour enrayer la diffusion des canulars et de la désinformation. En effet, près de 44% des adultes américains s'informeraient sur Facebook et la diffusion de fausses informations serait bien plus rapide que celle des informations vérifiées. L'engagement des internautes pour le partage des canulars (ou "hoax") est également bien plus élevé que celui pour les vraies actualités comme le rappelle une analyse publiée par Buzzfeed.
Le site américain a ainsi comparé les 20 "hoax" les plus partagés durant les trois mois précédant l'élection américaine avec les 20 articles provenant de grands sites d'information américains. D'après les données récoltées par Buzzfeed, les 20 contenus falsifiés auraient été bien plus partagés que des informations vérifiées issues des grands sites d'information.
Dans un billet publié vendredi soir, le patron de Facebook a apporté quelques éléments de sa stratégie pour réduire la diffusion des posts relayant des fausses informations et des canulars. Zuckerberg a reconnu qu'il y avait "beaucoup de travail à faire." S'il est relativement resté discret jusqu'à présent sur ces détails, le PDG du réseau social a pris l'initiative de souligner les mesures proposées en matière de chasse aux canulars.
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Mais ces annonces ne sont qu'à l'état de projet et Zuckerberg reste prudent sur ces propositions en déclarant que "nous ne voulons pas être nous-mêmes les arbitres de la vérité".
Ce n'est pas la première fois que Facebook veut limiter la diffusion des hoax. En janvier 2015, la firme avait détaillé sur un post de blog la mise en place d'un bouton qui permet aux usagers de signaler les contenus erronés.

Message de signalement sur Facebook
Mais comme le rappelait Rue89, il n'y a pas d'intervention humaine. Ce sont les algorithmes qui s'appuient sur les signalements d'internautes pour déterminer la véracité d'une information. Par ailleurs Zuckerberg avait annoncé remplacer ces éditeurs par des algorithmes pour sélectionner les sujets tendance en septembre dernier. Le détail des différentes mesures annoncées ce week-end rentre directement en contradiction avec les annonces prononcées par le patron de Facebook il y a quelques mois.
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