Facebook et Twitter ont bloqué des tentatives d'interférence étrangère en faveur de Trump

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Les deux géants Facebook et Twitter ont annoncé avoir bloqué des opérations de manipulation soutenues par des gouvernements, notamment en faveur de Donald Trump.
Les deux géants Facebook et Twitter ont annoncé avoir bloqué des opérations de manipulation soutenues par des gouvernements, notamment en faveur de Donald Trump. (Crédits : Dado Ruvic)
Facebook et Twitter ont annoncé vendredi avoir bloqué des opérations de manipulation soutenues par des gouvernements, notamment en faveur de Donald Trump, alors que les réseaux sociaux multiplient les efforts pour contrer les tentatives d'influencer l'opinion via leurs plateformes.

Sous le feu de critiques depuis l'élection présidentielle américaine de 2016 et le Brexit, dont les résultats dans l'urne avaient été partiellement manipulés par des campagnes d'influence sur les réseaux sociaux, Facebook et Twitter multiplient les efforts pour contrer les tentatives d'ingérence étrangère. Vendredi soir, les deux géants ont annoncé avoir bloqué des opérations de manipulation soutenues par des gouvernements, notamment en faveur de Donald Trump.

Une campagne pro-Trump sur Twitter venant d'Arabie Saoudite

Twitter était engagé depuis 2018 dans le démantèlement d'une vaste campagne de manipulation, qui a abouti à la suspension de plus de 88.000 comptes. En octobre dernier, grâce à des "enquêtes rigoureuses" en interne, la plateforme a établi que l'Arabie saoudite était à l'origine de cette interférence de grande ampleur.

L'entreprise a publié des informations sur un noyau de près de 6.000 comptes, représentatifs de l'ensemble, à des fins de "transparence". Les contenus partagés datent de la fin de l'année 2016, et apparaissent soutenir Donald Trump quand il était candidat et juste après son élection.

De nombreux comptes impliqués avaient recours à des outils automatisés pour faire circuler largement des messages non politiques, a expliqué Twitter. Ces outils servent d'ordinaire à propager des annonces importantes en cas de crise, et n'enfreignent pas les règles de la plateforme.

Mais "ces tactiques ont compliqué la tâche des observateurs qui devaient repérer les tweets politiques sur des comptes qui partageaient essentiellement des contenus non politiques de façon automatique", indique le communiqué.

La plupart de ces profils étaient en arabe et servaient de caisses de résonance "aux messages en faveur des autorités saoudiennes", mais une partie était en anglais et ciblait des publics occidentaux.

Faux profils sur Facebook

De son côté Facebook a indiqué vendredi avoir mis fin à deux opérations séparées de manipulation de l'opinion, dont un réseau piloté au Vietnam et aux Etats-Unis qui ciblait les Américains avec des messages en faveur de Donald Trump.

Le géant d'internet a retiré plus de 600 comptes sur Facebook et Instagram. Ces pages, groupes et profils partageaient principalement des contenus du groupe de médias Epoch Times (lié au mouvement spirituel Falun Gong, interdit en Chine) et de BL, un média américain favorable au président américain.

Les personnes impliquées dans cette campagne "avaient largement recours à des faux profils, dont beaucoup avaient été automatiquement bloqués par nos systèmes, pour gérer leurs pages et groupes, poster de façon automatisée, à très haute fréquence, et rediriger des utilisateurs vers d'autres sites", a détaillé Nathaniel Gleicher, responsable de la cybersécurité chez Facebook.

La plateforme s'est aussi aperçue que certains profils affichaient des photos générées par des technologies d'intelligence artificielle, pour se faire passer pour des Américains. Ils partageaient des textes, des images et des montages sur des sujets de politique américaine, de la procédure de destitution engagée contre Donald Trump aux élections, en passant par la religion, le commerce et les valeurs familiales.

L'autre opération démantelée par Facebook était menée depuis la Géorgie et ciblait des habitants de ce pays du Caucase, secoué ces dernières semaines par une profonde crise politique.

Le nombre de campagnes de manipulation de l'opinion a doublé en deux ans

A moins d'un an de l'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis, Facebook et Twitter sont encore plus sous pression pour contribuer, et non nuire, au processus démocratique. Les deux groupes californiens ont été fortement critiqués pour ne pas avoir déjoué des campagnes de désinformation majeures en 2016, y compris pendant la campagne américaine.

Cet automne, ils ont démantelé plusieurs opérations similaires à celles révélées vendredi, soutenues par différents pays (Iran, Russie, Arabie saoudite, etc), et cherchant à manipuler l'opinion de leurs citoyens ou de populations d'autres pays. Elles ont généralement recours à des robots, des faux profils et des technologies d'intelligence artificielle pour se fondre dans la masse, propager les messages de façon efficace et générer du trafic.

Un rapport du Oxford Internet Institute a récemment établi que le nombre de campagnes de ce genre avait doublé en deux ans, et qu'elles provenaient aussi bien de gouvernements démocratiques qu'autoritaires. Selon ces chercheurs, des agences étatiques sophistiquées d'au moins 7 pays (Chine, Inde, Iran, Pakistan, Russie, Arabie saoudite et Venezuela) utilisent Facebook et Twitter pour gagner de l'influence dans des pays étrangers.

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Commentaires
a écrit le 23/12/2019 à 9:54 :
Que dire de la manipulation de masse pratiquée quotidiennement par les medias au niveau planétaire depuis l'élection de Trump ?
a écrit le 21/12/2019 à 18:51 :
Recouper la source permet parfois dans son réseau, de le savoir. Toute la question se pose dans les accès que nous avons chacun a l'information !
a écrit le 21/12/2019 à 12:54 :
Une manipulation...
a écrit le 21/12/2019 à 12:41 :
C'est vrai. Quand on lit ce genre de commentaire, on peut se poser des questions...
Réponse de le 21/12/2019 à 17:54 :
""avaient largement recours à des faux profils, dont beaucoup avaient été automatiquement bloqués par nos systèmes, pour gérer leurs pages et groupes, poster de façon automatisée, à très haute fréquence, et rediriger des utilisateurs vers d'autres sites"

T'es jaloux surtout... ben oui même dans le trollage les américains ne font pas les choses à moitié.
Réponse de le 22/12/2019 à 9:01 :
@ multipseudos:

""avaient largement recours à des faux profils, dont beaucoup avaient été automatiquement bloqués par nos systèmes, pour gérer leurs pages et groupes, poster de façon automatisée, à très haute fréquence, et rediriger des utilisateurs vers d'autres sites""

Et donc après avoir lu ce commentaire tu penses quoi toi ? Faut que tu nous le dises pour une fois que tu penserais hein...
a écrit le 21/12/2019 à 11:07 :
Si on pouvait couper la télévision et la radio on couperait 90% de la manipulation générale. Étrange que l'on prenne les gens pour des crétins sur les réseaux sociaux mais qu'on les laisse massivement s'abrutir devant les médias de masse non ?
Réponse de le 23/12/2019 à 10:22 :
"Si on pouvait couper la télévision et la radio" y a pas de bouton à vos appareils ? Débranchez les prises, ça économisera de l'électricité. :-)
Les informations des réseaux sociaux sont "certifiés" ? Uniquement par les auteurs des affirmations (à moins que ce ne soient que des opinions, pas des certitudes ni informations réelles) ? Les autres n'ont qu'à les croire et c'est bon (comme quand y a marqué "BIO" sur un produit, mais sans vouloir écrire le pays d'origine, ça devrait suffire en soi, ce label). Ça semble un peu rétrécir la vue des choses(œillères), ces réseaux, chacun dans le "groupe" qui lui plait et n'apporte que des infos qui plaisent, triées, voire enjolivées si ce n'est inventées en partie : pour plaire et flatter)

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