Facebook étudie l'impact des réseaux sociaux sur les élections

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(Crédits : Charles Platiau)
Facebook a annoncé, lundi 29 avril, ouvrir l'accès à ses données internes à des chercheurs et universitaires afin d'étudier l'impact des réseaux sociaux sur les processus électoraux avec pour objectif d'empêcher la manipulation sur ces types de plateformes.

Le scandale Cambridge Analytica est passé par là. Depuis cette affaire - Cambridge Analytica, une société spécialisée dans l'influence électorale et chargée un temps de la campagne présidentielle de Donald Trump a aspiré les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs de Facebook afin d'élaborer un logiciel permettant d'influencer le vote des électeurs au moment de la présidentielle américaine, le réseau social nourrit la défiance quant à sa capacité à influer sur des processus électoraux.

Pour lutter contre cela, le leader mondial des réseaux sociaux s'associe à une soixantaine de chercheurs de 30 institutions universitaires dans 11 pays  sélectionnés sous l'égide de groupes de recherches indépendants, le Social Science Research Council et le Social Science One. Certains des groupes de recherches cités sont basés à l'Université Northeastern, l'Université d'Ohio, à celle de New York et celle de Virginia Tech. En dehors des Etats-Unis, les cellules de chercheurs sont issues de France, de Taiwan, d'Italie, du Brésil, d'Allemagne, des Pays-Bas et du Chili. Facebook a lancé cette initiative l'année dernière après la révélation de campagnes d'influence de la part de pays étrangers sur les élections américaines de 2016 et sur le vote du Brexit en Grande-Bretagne.

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"Pour assurer l'indépendance de la recherche et des chercheurs, Facebook n'a joué aucun rôle dans la sélection des chercheurs ou de leurs projets et n'aura pas d'influence sur les résultats ou les conclusions de la recherche", ont déclaré sur un blog des responsables du groupe, Elliot Schrage et Chaya Nayak. "Nous espérons que cette initiative (...) aidera Facebook et d'autres compagnies à améliorer leurs produits et leurs pratiques", ont-ils ajouté.

Améliorer la sécurité et l'intégrité du réseau

Les chercheurs se verront accorder l'accès aux données internes de Facebook via "une nouvelle infrastructure de partage de données permettant aux chercheurs d'accéder aux données de Facebook de manière sécurisée, protégeant les informations personnelles", indique encore le blog. "Certaines de ces étapes incluent la création d'un processus pour supprimer l'identification des informations personnelles et permettre uniquement aux chercheurs d'accéder à l'ensemble des données via un portail sécurisé". Gary King et Nathaniel Persily, du groupe Social Science One, ont déclaré dans un communiqué que les chercheurs entendent agir rapidement pour aider les réseaux sociaux à améliorer leur sécurité et leur intégrité.

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"Il ne faut pas sous-estimer l'urgence de cette recherche", ont-ils affirmé. "Des élections en Inde ont actuellement lieu. Au parlement européen, des élections se tiennent dans peu de temps et les campagnes pour les primaires de l'élection présidentielle aux Etats-Unis ont sérieusement démarré", notent ces experts. "Les préoccupations concernant la désinformation, la division, la publicité politique et le rôle des plateformes dans l'écosystème de l'information n'ont pas diminué, au contraire", poursuivent-ils.

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Commentaires
a écrit le 30/04/2019 à 14:18 :
Il est comique ce MZ ! Il y a bien longtemps qu'elle est faite cette étude d'impact. Qui va gober cette candeur ?

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