Manipulations politiques, faux comptes... Facebook supprime des centaines de pages

 |   |  553  mots
Facebook a indiqué jeudi 11 octobre avoir fermé 559 pages et 251 comptes ayant enfreint ses règles contre le spam.
Facebook a indiqué jeudi 11 octobre avoir fermé 559 pages et 251 comptes ayant enfreint ses règles contre le spam. (Crédits : Dado Ruvic)
Après deux vagues de fermetures de pages suspectes en août, Facebook réitère l'opération à l'approche des élections américaines de mi-mandat en novembre. Le réseau social a annoncé jeudi avoir fermé plus de 810 pages et comptes ayant enfreint ses règles de spam.

Nouvelle vague de fermetures de comptes chez Facebook. Le plus grand réseau social au monde a indiqué, jeudi 11 octobre, avoir fermé 559 pages et 251 comptes responsables d'avoir enfreint ses règles contre le spam, dont des "usines à publicité" prétendant être des forums de débats politiques. Cette annonce intervient alors que le fleuron de la Silicon Valley s'efforce d'empêcher les usages détournés sur sa plateforme, comme la désinformation pour diviser à l'approche des élections américaines de mi-mandat en novembre.

Facebook a fermé les pages et comptes en question pour avoir violé de manière répétée ses conditions d'utilisation contre le spam et "les comportements inauthentiques coordonnés", ont écrit Nathaniel Gleicher, le chef de la cybersécurité de Facebook et Oscar Rodriguez, dans un post de blog.

"Beaucoup utilisaient de faux comptes ou plusieurs comptes avec le même nom et postaient d'énormes quantités de contenu à travers un réseau de groupes et de pages (sur Facebook) pour diriger le trafic vers leurs sites", ont-ils expliqué. Et de poursuivre : "Beaucoup ont utilisé les mêmes techniques pour que leur contenu semble plus populaire sur Facebook qu'il ne l'était vraiment."

D'autres pages et comptes fermés étaient "des usines à publicités" utilisant Facebook pour faire croire aux utilisateurs qu'elles étaient des forums de débats politiques, selon les deux responsables.

| Lire aussi : Comment Facebook veut lutter contre les faux comptes

Les élections de mi-mandat, le baptême du feu

En août, Facebook avait annoncé à deux reprises avoir supprimé plusieurs comptes utilisés pour de la manipulation politique, dont une opération de grande ampleur attribuée à l'Iran et à la Russie. Le réseau social est en train de mettre sur pied une cellule de crise dans son siège de la Silicon Valley pour que le réseau social ne soit pas utilisé pour interférer dans les prochaines élections au Brésil et aux Etats-Unis. Ses équipes préparent des réponses à des scénarios potentiels comme une vague de fausses informations ou des campagnes pour faire croire aux gens - à tort - qu'ils peuvent voter par texto, selon des responsables.

| Lire aussi : Facebook supprime des comptes dans sa "course aux armes" contre les manipulations politiques

Les élections de mi-mandat, en novembre prochain, s'apparenteront à un baptême du feu pour Facebook. Alors que le réseau social a vu son image écornée depuis mars dans le scandale de fuite de données Cambridge Analytica, une redite des accusations de 2016 serait malvenue. Lors de la course à la Maison Blanche il y a deux ans, Facebook a servi de plateforme de diffusion de propagande attribuée à la Russie. Le but : discréditer la candidate démocrate Hillary Clinton, jugée par Moscou moins favorable aux intérêts de la Russie, selon les agences de renseignement américaines. Le patron du réseau social, Mark Zuckerberg, a récemment assuré que Facebook était "mieux préparé" contre les tentatives d'ingérences, alors que planent de nouvelles menaces sur les législatives américaines de novembre.

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/10/2018 à 15:41 :
"Le but : discréditer la candidate démocrate Hillary Clinton"

C'est vrai que tous les américains vous diront que ce personnage est tellement honnête et compétent hein... Al Capone était aussi très mécontent des "fake news" dont il était l'objet ! D'ailleurs c'est même pas pour ça qu'il s'est fait arrêter...

Facebook montre pattes blanches face à un scandale, que personne ne comprend car incompréhensible, instrumentalisé pour faire du Trump Bashing, pas gagné que l'internaute y gagne beaucoup.

Par contre sérieux et étonnant nettoyage salutaire en cours sur Twitter et là tous les abonnés, les vrais pas les soldats aux ordres des uns ou des autres, vont y gagner c'est certain.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :