Google sanctionné par une amende de 150 millions d'euros par l'Autorité de la Concurrence

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C'est la troisième sanction la plus importante jamais prononcée pour abus de position dominante par l'Autorité de la concurrence, a précisé dans une conférence de presse Isabelle De Silva, la présidente de l'Autorité.
"C'est la troisième sanction" la plus importante jamais prononcée pour abus de position dominante par l'Autorité de la concurrence, a précisé dans une conférence de presse Isabelle De Silva, la présidente de l'Autorité. (Crédits : Charles Platiau)
L'Autorité de la concurrence a infligé 150 millions d'amende à Google pour un abus de position dominante sur le marché de la publicité liées aux recherches (Google Ads). Google fait appel.

C'est une première pour l'Autorité de la Concurrence. L'organisation a infligé une amende de 150 millions d'euros à Google. L'objet : un abus de position dominante de la part de Google Ads, le service qui affiche des publicités ciblées sur le moteur de recherche de Google. L'Autorité enjoint également Google à "clarifier les règles de fonctionnement de sa plateforme publicitaire Google Ads et des procédures de suspension des comptes" de certains annonceurs.

"C'est la troisième sanction" la plus importante jamais prononcée pour abus de position dominante par l'Autorité de la concurrence, a précisé dans une conférence de presse Isabelle De Silva, la présidente de l'Autorité. "Quand on a de grands pouvoirs, on a de grandes responsabilités", a estimé Mme De Silva. Un porte-parole de Google a indiqué à La Tribune que l'entreprise va faire appel de cette décision.

Flou sur les règles de Google

"Il est parfaitement légitime qu'un opérateur comme Google ait des règles" d'accès à son service de publicité liées aux recherche, a-t-elle dit. "Mais il faut que ces règles soient claires (...), qu'elles ne soient pas à la tête du client" ou appliquées "de façon erratique", a-t-elle ajouté.

"La position dominante de Google est extraordinaire" sur le marché de la publicité liée aux moteurs de recherche, a-t-elle souligné. "On estime cette part de marché entre 90 et 100%, certains estiment qu'elle est plus proche de 95% que de 90%", a-t-elle ajouté.

Le flou sur les règles appliquées par Google vis à vis des annonceurs "a pu décourager le développement de sites innovants", a souligné l'Autorité de la concurrence dans son communiqué. "Google devra présenter dans les 2 mois un rapport détaillant les mesures et procédures qu'elle compte mettre en oeuvre pour se conformer aux injonctions", a précisé l'Autorité.

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Commentaires
a écrit le 20/12/2019 à 15:21 :
enfin, la prise de conscience des hydres des temps modernes que sont les GAFA
a écrit le 20/12/2019 à 14:33 :
La concurrence? bien obligé de retrouver Google, autant sur un traducteur automatique, une carte etc, il n'y a rien qui sort d'utile, alors si google pique la pub c'est normal c'est google qui fait le taff.
Les autres pleurnichoux?, ils veulent seulement vivres à ses dépends.
Si nous sommes aussi mauvais en informatique, faut remercier nos gouvernements successifs aussi nuls les uns que les autres, le dernier étant loin d'être le moins pire, sinon Bull serait le 4ème Gafa, la preuve le groupe guillemot "indépendant" tient sa 4 eme place dans son métier sans coup férir.
Et les Pays de la Loire la silicon valley française.
a écrit le 20/12/2019 à 13:11 :
Les GAFA où les vaches à lait de l'oligarchie européenne, ça va pas plaire aux américains, encore une pensée à court terme qui va nous plomber dans les années qui viennent.

Déplorable faiblesse de nos politiciens européens incapables de générer la moindre idée.
Réponse de le 20/12/2019 à 14:23 :
@Citoyen blasé, encore un qui se couche devant les américains !! Et leur loi d'extraterritorialité, c'est quoi ? Une vache à lait doublée d'un moyen de pillage de nos industries !
Réponse de le 20/12/2019 à 14:47 :
"encore un qui se couche devant les américains !!"

IL vaut mieux se coucher devant les maîtres du monde, en le négociant au mieux, mais nos politiciens sont tellement faibles que même pas arrivés aux sommets diplomatiques les américains se moquent déjà d'eux et pour cause, que devant de minables milliardaires craintifs, faibles et détraqués.

Nous sommes en oligarchie or la logique c'est la loi du plus fort et les plus forts ce sont certainement pas nos riches qui eux se couchent déjà devant les américains leur achetant des entreprises en difficulté le prix plein pot par exemple parmi des milliers, mais bel et bien les états unis, il n'y a pas photo.

"Et leur loi d'extraterritorialité, c'est quoi ?"

Du calcul stratégique et ça a super bien fonctionné comme la plupart de leurs stratégies d'ailleurs.

"Une vache à lait doublée d'un moyen de pillage de nos industries ! "

Ça fait longtemps qu'ils n'ont plus besoin de piller nos industries, par ailleurs les GAFA concurrencent aussi bien nos entreprises traditionnelles que les leurs et que donc des entreprises traditionnelles américaines également mais elles ne chouinent pas, ne gémissent pas, elles s'adaptent ou elles essayent, nos entreprises à nous sont tellement repus à la subvention publique que leur premier réflexe est de venir se plaindre auprès de leurs politiciens.

De quoi vous dégoutter de l'économie tiens...
Réponse de le 20/12/2019 à 15:30 :
l'extraterritorialité des lois US est bien une entreprise de pillage. GE voulait mettre la main sur les brevets détenus par la branche énergie de Alstom atlantique: ils ont fait un procès au prétexte de contournement d'embargo US, et imposé une amende à Alstom qui devait être payée puisque Alstom était présent aux USA, et utilisait des composants US. le paiement de cette amende était tel que l'entreprise allait à la faillite. LE gvt US a négocié la cession de la branche énergie à General Electric, en compensation d'arrêt des poursuites.
Résultat des courses: les négociateurs Français vivent actuellement aux US, EDF doit avoir l'accord des américains pour entretenir les centrales nucléaires Françaises.
Prochaine entreprise Européenne dans le viseur des ricains, AIRBUS
Réponse de le 21/12/2019 à 11:29 :
@ mandrake

150 millions d'amende pour une GAFA pour raison fiscale, 75000 euros d'amende pour france telecom à l'origine d'une vague de suicides.

Alors qui a encore raison ? -_-

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