« Il faut fluidifier l'accès aux données de santé »

Le député En Marche Eric Bothorel.
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Le député En Marche Eric Bothorel.
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tracking
» pour lutter contre le coronavirus, vous estimez qu'il est aussi urgent que les informations de santé circulent mieux dans le monde médical et hospitalier. Vous militez pour la généralisation du carnet de santé numérique, l'amélioration de l'intéropérabilit
é des systèmes d'information
des professionnels de santé, et la mise en place d'outils pour faciliter la remontée des données.tracking
»
doit être l'opportunit
é de nous interroger la manière dont les données de santé circulent. Il faut améliorer les systèmes d'information des hôpitaux, la manière dont ils dialoguent entre eux, et faciliter la remontée aux agences régionales de santé. Nous devons également nous demander comment les Franç
ais, de leur côté, abondent leur carnet de santé numérique, ou dossier médical partagé (DMP). Récemment, l'AP-HP et l'AP-HM ont chacun sorti leur appli pour suivre les malades du Covid-19 à domicile. Mais ces initiatives sont-elles intéropérables ? Sont-elles fondées sur des standards communs ? Cela ne me semble pas être le cas. Le syst
ème est en tout cas très perfectible.
Est-ce essentiel pour vaincre le virus ?
s par mail ou par texto
... Nous ne bénéficions pas, àce stade, d
'un système d'information permettant d'y acc
éder tout de suite. Contrairement aux Etats-Unis, notre système de santé a l'avantage d'être centralisé. Mais il s'appuie parfois sur des architectures numériques décentralisées et peu communicantes les unes avec les autres. C'est un vrai sujet.tracking
» à l'Assemblée
pour l'évoquer ?rabilit
é des outils numériques. L'objectif est de bâtir un système d'information associant les patients, la médecine de ville et l'hôpital. Il faut aller au bout de cette logique qui a conduit à la création du «Health Data Hub
»
[une plateforme de recherche sur les données de santé, Ndlr] l'an dernier. Demain, celui-ci doit être opérationnel dans ses différentes briques, qu'il s
'agisse de l'espacenum
érique de santé ou du DMP. Cela permettrait d'éviter certains problèmes, comme ceux liés aux transferts d'informations de patients testés positifs au Covid-19 entre les médecins traitants et les hôpitaux. Nous avons tout à gagner à fluidifier l'acc
ès aux données de santé.çais n
'ont pas encore de DMP...ç
ais l'ont adopté. C'est bien qu'il y ait une logique d'« opt-out » à ce sujet [en janvier 2022, chaque Franç
ais disposera d'un DMP, sauf s
'il le refuse, Ndlr]. Au mois de mars, le projet de loi d'accélération et de simplification de l'action publique a été examiné en première lecture au Sénat. Les sénateurs ont voté un amendement visant à élargir l'accès au DMP à tout professionnel de santé participant à la prise en charge d'un patient et, surtout, à l'intégrer par défaut à l'espace numérique de santé à partir de 2022. Je souhaiterais que nous allions plus loin, en prévoyant sa généralisation de manière automatique à toute la population. Sachant que ceux qui le souhaitent pourront toujours décider de ne pas l'alimenter.Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

tracking
»
pour avertir ceux qui ont croisé des personnes contaminées par le Covid-19 ?tracking
»
dans les pays qui en ont mis en œuvre. Je comprends tout à fait que le gouvernement réfléchisse à de tels outils. C'est légitime. Mais rien n'indique, à ce jour, qu'ils nous permettront de mieux gérer la crise ou le déconfinement. Les comparaisons internationales ont leurs limites. Il existe, par exemple, des biais liés aux différences institutionnelles, technologiques ou culturelles. Singapour, qui utilise une appli de «tracking
», a longtemps été érigéen mod
èle de lutte contre le virus. Mais la cité-Etat est depuis peu confrontée à une deuxième vague d'épidémie.Idem
pour la Chine, où
de nouveaux foyers sont apparus. En parallèle de leurs applis, ces deux pays ont recouru au dépistage massif. Mais nous savons que ces tests ne sont pas totalement fiables, puisqu'il existe des « faux négatifs ».ayant côtoyé des personnes infectées par le coronavirus
. Craignez-vous qu'ils concurrencent, à terme, une éventuelle appli franç
aise ?Si Apple et Google nous permettent, à partir de leurs données, de bâtir une solution souveraine, cela me va très bien. Cela dit, rien ne les empêche de travailler à des applications concurrentes de la démarche portée par l'Etat. Reste que la seule façon, pour la France, d'exercer sa souveraineté, est d'avoir sa propre application. Voilà pourquoi l'Etat doit dès maintenant travailler à une solution maison. Même si, encore une fois, son utilité pour combattre le virus reste à démontrer.
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