L'exode de X se structure et embarrasse les politiques
Marine Protais
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The Guardian, Ouest France, Sud-Ouest, La Vanguardia, Vert... La liste des médias annonçant la suspension de leurs publications sur X s'allonge. Des personnalités politiques et médiatiques souvent ancrées à gauche, comme Benoît Hamon et Salomé Saqué, suivie sur X par plus de 200.000 personnes, ont elles aussi officialisé leur exode du réseau social. C'est aussi le cas de certaines ONG, à l'image de Greenpeace France.
C'est évidemment l'élection de Donald Trump et la nomination d'Elon Musk dans son gouvernement qui ont motivé ce claquage de porte collectif. Toutes les personnalités qui en partent, ou presque, dénoncent le fossé grandissant entre l'esprit de Twitter et le projet politique revendiqué de son propriétaire depuis 2022.
Mais les racines de ces décisions restent plus profondes. Depuis le rachat de Twitter, l'insuffisance de la modération, les provocations d'Elon Musk et les changements algorithmiques qui mettent à l'écart les médias traditionnels et renforcent la désinformation, deviennent de moins en moins supportables.
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The Guardian précise ainsi qu'il songeait à quitter X depuis un certain temps. « La campagne présidentielle américaine n'a fait que souligner ce que nous considérons depuis longtemps : X est une plateforme médiatique toxique et son propriétaire, Elon Musk, a pu utiliser son influence pour façonner le discours politique. » Greenpeace France ne dit pas autre chose. « Si aucun réseau social n'est parfait, X atteint aujourd'hui un niveau de toxicité sans précédent », estime l'organisation dans un communiqué de presse diffusé le 22 novembre.
Marine Protais
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