L’IA et le numérique : danger ou chance pour la ville durable ?
Patrick Cappelli
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... ent, vice-président de Toulouse Métropole à la Transition Digitale et Sébastien Soriano, président de l’ARCEP pour les réseaux et technologies numériques.
La smart city utilise les datas des services publics (éclairage, circulation, énergie) pour piloter plus efficacement ces infrastructures. Accusée d'être liberticide en raison de l'opacité dans l'utilisation des données personnelles, cette « ville intelligente » pourrait néanmoins être une des solutions pour faire baisser l'empreinte carbone des métropoles. Pour Jean-Philippe Clément, responsable de la démarche et des solutions data de la Ville de Paris, « grâce aux nouvelles capacités de calcul et de stockage considérables, la data est un outil très puissant pour optimiser les ressources de la ville ». Concrètement, il faut d'abord comprendre comment la ville est organisée pour quantifier l'impact des initiatives publiques. Données patrimoniales (équipements, bâtiments) et donnés de flux (mobilité, consommation d'énergie, gestion des déchets) sont nécessaires pour modéliser la politique publique.
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Encore faut-il que ces informations soient de qualité, sachant que les sources de production de ces datas sont multiples et qu'il faut faire un travail préalable de nettoyage. Certaines données viennent de capteurs comme les caméras thermiques, d'entreprises privées telles que les GAFA ou d'applis comme « Dans ma rue » de la Ville de Paris. « Il faut capter ces datas mais le vrai enjeu et de les analyser de manière fine pour produire des indicateurs pertinents » explique Quentin Barenne, cofondateur de la start-up Wintics. Exemple avec les caméras thermiques installées pour monitorer la voirie. Wintics se sert de ce parc pour analyser le trafic des « coronapistes », ces couloirs pour vélos temporaires créés pendant le confinement. Sont-ils beaucoup ou peu utilisées ? Par qui ? « On peut pérenniser mais aussi corriger les mauvais usages, comme les deux roues qui empruntent ces pistes cyclables. Et comparer le vélo à d'autres formes de mobilité » détaille Quentin Barenne.
Patrick Cappelli
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