«Nous avons les instruments pour décarboner la totalité de la logistique urbaine d'ici 2026», Philippe Wahl, PDG de La Poste
Natasa Laporte
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Natasa Laporte
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
C'est un enjeu majeur de la crise climatique : la logistique urbaine, un secteur en croissance responsable de 30% des émissions polluantes en ville, est un énorme défi écologique pour les territoires. Et La Poste, entreprise pionnière dans le domaine de la mobilité propre, veut contribuer à le relever. « Nous sommes prêts à accélérer la transition écologique et la décarbonation au service de projets portés par les maires », a assuré Philippe Wahl, le président-directeur général du groupe La Poste, au cours d'un débat qui s'est déroulé au Forum Zéro Carbone, organisé le 10 décembre par La Tribune et la Ville de Paris pour faire le point sur la lutte contre le réchauffement climatique à la veille du 5ème anniversaire de l'Accord de Paris.
« Nous avons aujourd'hui les instruments, si les maires le souhaitent, pour décarboner la totalité de la logistique urbaine d'ici à 2026 », a déclaré le dirigeant de l'entreprise classée au premier rang mondial des plus performantes en ce qui concerne la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE), selon l'évaluation de l'agence de notation sociale et environnementale Vigeo Eiris, publiée en juin 2020. La Poste a été notamment saluée pour ses résultats exemplaires en matière de neutralité carbone. De fait, La Poste est « la seule poste au monde neutre en carbone », a insisté son dirigeant.
À lire également
La Poste met en effet plusieurs instruments au service de la neutralité carbone sur le terrain. D'abord, des solutions durables, co-construites avec les collectivités. « Nous avons signé des conventions logistiques urbaines avec des métropoles », dont Nice, Nantes, Toulouse et Paris, et « nous avons beaucoup appris ensemble, par exemple sur le primat de la géographie », détaille Philippe Wahl. Il s'agit en effet d'adapter l'organisation du transport des marchandises aux particularités des régions. Par exemple, à Nice, avec la contrainte, au sud, de la Méditerranée, et au nord, du Mercantour. Autre atout : « Nous avons la première flotte de véhicules électriques au monde », a rappelé le patron du groupe qui dispose d'un parc de 39.000 véhicules propres, dont 23.000 vélos à assistance électrique. Les véhicules ont en outre la capacité de se connecter sur le réseau électrique ou, en fonction du choix des élus, sur une infrastructure de GNV. « Nous avons maintenant la capacité de transporter non seulement des colis mais aussi des marchandises lourdes ». Et enfin, « nous avons également une chaîne du frais », a-t-il ajouté.
Natasa Laporte