Les ministères se mettent au cloud avec Orange

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La France accuse un important retard dans l'utilisation du Cloud: 12% des entreprises d'au moins 10 personnes implantées en dans l'Hexagone ont acheté des services d'informatique en nuage (cloud computing) en 2014, contre 19% en moyenne en Europe.
La France accuse un important retard dans l'utilisation du Cloud: 12% des entreprises d'au moins 10 personnes implantées en dans l'Hexagone ont acheté des services d'informatique en nuage ("cloud computing") en 2014, contre 19% en moyenne en Europe. (Crédits : BasicGov Flickr)
Le groupe de télécoms fournira via Cloudwatt des services informatiques de stockage aux ministères et à certains établissement publics. La France accuse un retard important dans ce secteur.

Le groupe de télécoms Orange a annoncé lundi 27 juillet s'être vu confier la mise en place, la gestion et l'exploitation des nouveaux services informatiques dématérialisés ("cloud") de l'Etat. le montant du contrat d'une durée de deux ans renouvelable s'élève à un million d'euros, a précisé à l'AFP Philippe Laplane, directeur d'Orange Cloud.

L'opérateur fournira aux ministères ainsi qu'à certains établissements publics "des services informatiques à la demande" pour leurs projets en matière de développement agile (un développement en fixant des objectifs à court terme), d'Open Data et de big data, et ce via son service Cloudwatt. Pour rappel, le cloud permet l'accès à des ressources numériques dont le stockage est externalisé sur plusieurs serveurs.

Ce nouveau "cloud" public sera hébergé dans les centres de données d'Orange en France et connecté au Réseau Interministériel de l'Etat (RIE).

Cloudwatt pas encore au niveau de ses ambitions

Cloudwatt avait été lancé en septembre 2012 avec pour vocation de devenir un géant français du cloud. Il était alors détenu par Orange (44,4%), Thales (22,2%) et la Caisse des Dépôts (33,3%). La société spécialisée dans le cloud computing a été reprise à 100 % par le géant français des télécoms en mars.

Mais elle parvient difficilement à tenir ses ambitions. A sa création, Cloudwatt espérait générer 500 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'horizon 2017 avec 300 à 500 emplois directs, mais la société, qui emploie environ 90 personnes, aurait réalisé un peu moins de 2 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2014.

Le cloud, un retard français

En outre, la France accuse un important retard dans l'utilisation du Cloud: 12% des entreprises d'au moins 10 personnes implantées en dans l'Hexagone ont acheté des services d'informatique en nuage ("cloud computing") en 2014, contre 19% en moyenne en Europe.

La France se classe ainsi loin, à la 21e place, des utilisateurs de cloud dans l'Union européenne.

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Commentaires
a écrit le 27/07/2015 à 22:08 :
Un désastre a la française ?
a écrit le 27/07/2015 à 20:41 :
Moui, au fait, La Tribune : vous qui êtes gogole, fassebouk et vendeur de cloud-assange, je me dois de vous informer que l'informatique révèle aussi les pratiques de certains pays, sociétés et autres intéressés par la violation de la vie privée. Je ne pensais pas que vous étiez aussi détachés de ce bas-monde, en étant aussi ignorants, d'où ce service que je vous rends. Ne me remerciez pas, je le suis trop souvent, d'où ma volonté d'évitage de gonflage de chevilles. Merci.
Réponse de le 27/07/2015 à 22:23 :
Du genre de ce dans quoi est impliqué Orange avec une société Partner du côté d'Israël/territoires occupés ? C'était pourtant pas du cloud.
Réponse de le 28/07/2015 à 0:28 :
Réponse à réponse : clair que là aussi, nous ne saurons jamais le dessous de l'histoire... Mais bon, avec la connaissance du passé au niveau des FAITS, l'analyse est largement possible. Et ne plaide pas en leur faveur.
a écrit le 27/07/2015 à 20:33 :
Je reviens sur mon précédent commentaire : sachant que même en entreprise, les plus boeufs des "informaticiens arrivent à faire une sauvegarde en interne (à deux rythme) et une copie en externe, là, il semble que ce soit une volonté délibérée de se faire espionner par nos "meilleurs amis". Ca semble évident.
a écrit le 27/07/2015 à 20:24 :
Assez irréaliste avec : 1) les piratages actuels qui seront de plus en plus nombreux. 2) la Gendarmerie et l'Assemblée Nationale qui sont passées sous Linux et en sont très contents. Quels "politiques" se sont faits achetés, cette fois..?? Un bon resto, ou ...
a écrit le 27/07/2015 à 19:46 :
Quand on pense que dans certains commissariats nos militaires n'ont plus de véhicule en état pour patrouiller, ou plus de fonds pour mettre du gazole... Alors, le cloud, c'est un peu rêver, non ? Cloud, ça veut pas dire "nuage" ? Par ailleurs, le cryptage reste t'il un truc inviolable ou pas ? Je me souviens de la "probité" de certains antivirus ou la discussion s'était posée.
a écrit le 27/07/2015 à 18:37 :
@Julie
Pendant la 2° guerre mondiale, les Allemands aussi avaient une machine à crypter soi-disant inviolable: l'Enigma. Et pourtant les Anglais sont parvenus à casser son système de codage, en évitant au passage l'invasion de l'Angleterre.
Ca, c'était pour la bonne cause...Où est la bonne cause sur le Web? Le Dark Web?
La toile est un repaire de malfaisants qui ne songent qu'à "casser" les codes pour faire des mauvaises actions, soutirer de l'argent, manipuler, espionner...Le Cloud, un nuage de gros temps et d'orage.
Réponse de le 27/07/2015 à 19:24 :
Turing et enigma, une belle histoire de l'informatique.

Je mets un bout d'article :

A mesure que le numérique entre dans nos vies, le nombre d’attaques s’amplifie. « On est passé de 5.000 “malwares” [virus, ndlr] par mois en 2003, à 307 à la minute en 2014, soit 5 à chaque seconde », indique David Grout, directeur Europe du Sud de McAfee. Les smartphones sont de plus en plus dans le viseur. « Jusqu’en 2013-2014, c’était intéressant, mais sans plus pour les cybercriminels. Sur 300 millions de “malwares” détectés par McAfee, il y en a 5 millions liés au mobile. Compte tenu des niveaux de croissance, je pense qu’il y en aura entre 12 et 15 millions l’an prochain », prévient David Grout.


Et encore, j'ai vérifié vite fait les tendances algo pour le cloud, l'armurerie est pleine et en plus, avec le cloud on facilité l'accès à des puissances étrangères comme gemalto piraté par l'UK et la NSA...

La plupart des physiques sont au USA et les rares en France sont d'une sécurité...
a écrit le 27/07/2015 à 15:14 :
Le cloud = NSA, la plus grosse escroquerie des SI des dernières années
Réponse de le 27/07/2015 à 16:16 :
Tellement vrai...

le "cloud" ce coup marketing... mettre un serveur à dispo ça n'a rien d'innovant, ah ma jeunesse sur IRC ou les échanges FTP etc...

Pour moi le cloud, c'est fragiliser la sécurité de l'information...
Réponse de le 27/07/2015 à 16:28 :
ou l'art de critiquer sans connaitre.
rien n'empeche de crypter les fichiers que l'on met sur le cloud, et cela de manière transparente et automatique pour l'utilisateur final.

même les vm mises à disposition via le cloud peuvent etre plus sécurisées que votre pc.

le cloud ca reste pratique et sécurisé si l'on sait s'en servir.
Réponse de le 27/07/2015 à 18:45 :
Julie, je te conseil la lecture des étude DEFCON sur le piratage des clouds et bien d'autres sur le sujet.

Sinon le cryptage de qualité est bien rare, les algo de nos jours sont d'une performance remarquable, je doute que le cryptage soit réalisé par WATSON (ibm)... Et surtout le coût d'une sécurité bien éphémère...

Et les véritables moyens de sécurité sont simples, physique !
Enfin bref, tu t'engage sur un sujet qui visiblement tu ne maitrise pas vraiment...
Réponse de le 27/07/2015 à 23:35 :
"mettre un serveur à dispo ça n'a rien d'innovant, ah ma jeunesse sur IRC ou les échanges FTP etc..." : Et faire en sorte que ces mêmes serveurs s’adaptent aux nombres d'utilisateurs en s'auto-répliquant? Et s'assurer que les données sont répliquées sur plusieurs sites pour limiter le risque de perte de données si l'un des serveurs crame?

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