Jeux vidéo sanglants, films pornos, même combat ?

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(Crédits : Reuters)
La vente de jeux vidéo les plus sanglants pourrait être interdite aux mineurs en Californie, de la même façon que tout ce qui est lié à la pornographie. A condition que la Cour Suprême américaine juge cette disposition compatible avec l'article sur la liberté d'expression.

L'industrie du jeu vidéo va-t-elle pouvoir encore se cacher derrière le 1er amendement de la constitution américaine sur la liberté d'expression? Non, espère, Arnold Schwarzenegger, le gouverneur de Californie. La loi qu'il veut faire passer consiste à classer les jeux violents dans la même catégorie que les films pornographiques de façon à les interdire aux mineurs. Une loi venant dangereusement entraver ce sacro-saint amendement.

Oui mais voilà, l'industrie des jeux vidéo défie cet amendement lequel protège ce type de jeux, même les plus sanglants. Le combat que l'ancien acteur mène contre l'industrie du jeu vidéo repose notamment sur le jeu "Postal II", interdit en France pour sa violence justement. Ce jeu met en scène un postier qui sème la mort partout où il passe: il tire sur les policiers, décapite les filles sur son passage et immole les habitants....

"La violence est une forme banale d'expression présente sous des formes diverses et transmises par les médias et l'art", a déclaré Kenneth L. Doroshow, conseiller général de l'Entertainment Software Association, qui représente l'industrie du jeu vidéo et prêt à bloquer la loi de Californie. "La Bible elle-même a très représentations graphiques de la violence. La violence n'est qu'une partie de la condition humaine. " se défend-il.

"Si un parent décide qu'un jeu violent ne pose pas de problème à son enfant, c'est une chose", précise James Steyer, l'un des défenseurs de la loi "Mais un enfant n'est pas en mesure de juger ce qui est approprié pour lui. C'est aux parents de décider, pas à l'industrie". Aussi la loi n'entend-elle pas empêcher les parents d'acheter les jeux pour leurs enfants.

Mais l'industrie, qui pèse plus de 10 milliards de dollars, s'arc-boute face à cette loi et des dizaines de partisans sont acquis à sa cause: l'industrie du divertissement à domicile, l'association des logiciels de divertissement. Ils ont en outre pour alliés Microsoft Corp, le fabricant de la console Xbox, Activision Blizzard Inc, le plus important éditeur de jeux vidéo,....

Les juges de la Cour Suprême rendront leur verdict la semaine prochaine.

 

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