Le Crédit Mutuel gagne de l'argent avec ses quotidiens

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Michel Lucas, Président de la caisse fédérale du Crédit Mutuel a été l'artisan des investissements de la banque dans la presse
Michel Lucas, Président de la caisse fédérale du Crédit Mutuel a été l'artisan des investissements de la banque dans la presse
Le Crédit Mutuel qui s'est constitué le premier groupe de presse quotidienne régionale gagne désormais de l'argent avec ses quotidiens ( "Le Républicain Lorrain", "Le Progrès", "Le Dauphiné Libéré", "Le Bien public", "Le Journal de Saône et Loire"...). La banque présidée par Michel Lucas va dégager pour son pôle presse un bénéfice de 7,7 millions d'euros.

Le Crédit Mutuel qui petit à petit s'est construit le premier groupe de presse quotidienne régionale en France va gagner de l'argent avec ses journaux en 2010, annonce l'AFP lundi citant une source proche de la banque. Selon cette source, la politique de réduction de coûts mise en oeuvre par la banque présidée par Michel Lucas dans son pôle de presse quotidienne régionale lui a permis de dégager un bénéfice en 2010 dans ce secteur sinistré, grâce notamment à une "mutualisation des ressources à grande échelle".

Un bénéfice de 7,7 millions d'euros.

Selon des chiffres provisoires, "Le Républicain Lorrain", "Le Progrès", "Le Dauphiné Libéré", "Le Bien public", "Le Journal de Saône et Loire" et le groupe L'Est Républicain ("Est Républicain", "Vosges Matin", "Dernières nouvelles d'Alsace") ont dégagé un bénéfice de 7,7 millions d'euros. Un an plus tôt, le pôle presse avait subi une perte de 40 millions d'euros, hors un produit exceptionnel de 75 millions résultant de la reprise d'une part de Ebra (Est-Bourgogne-Rhône-Alpes). Le chiffre d'affaires s'est élevé à 670 millions d'euros, contre environ 600 millions l'an passé, soit une hausse de 11%. Le quotidien "L'Alsace", qui appartient également au Crédit Mutuel, n'est pas inclus dans le périmètre.

Des résultats imputables aux mesures d'économies

Toujours selon les chiffres recueillis par l'AFP, la publicité et la diffusion n'ont pas progressé, à l'exception des Dernières Nouvelles d'Alsace et du Progrès, qui ont vu leurs chiffres d'affaires légèrement s'améliorer. En conséquence, le redressement des résultats est imputable essentiellement aux mesures d'économies imposées par la banque, qui a pris fin novembre le contrôle du groupe Est Républicain. Parmi les mesures prises, les achats de papier, dont le prix a par ailleurs fortement baissé en 2010, ont été regroupés, l'outil informatique a été davantage intégré et la masse salariale comprimée, a indiqué cette source, parlant de "gestion mieux maîtrisée"

En 2011, le Crédit Mutuel veut faire "aussi bien"

Elle a assuré à l'AFP qu'il n'y avait eu "aucun licenciement", mais seulement des "départs à la retraite non remplacés" et des "départs négociés". "C'est la première fois en France que des journaux mutualisent des ressources sur une aussi grande échelle", avec pour conséquence "un pouvoir de négociation accru face aux fournisseurs et aux régies publicitaires" poursuit cette source. Pour 2011, la banque prévoit de faire "aussi bien" pour les journaux qu'elle contrôle, a ajouté la source.

Un secteur de la presse quotidienne régionale en crise

La diffusion des quotidiens régionaux a connu une deuxième année de baisse sévère, estimée à -1,9% à la mi-2010, après -2,3% en 2009, selon l'OJD, l'organisme chargé de contrôler la diffusion de la presse. En outre, la presse quotidienne régionale n'a pas profité de la reprise du marché publicitaire: au premier semestre, ses recettes publicitaires ont baissé de 4,3%, selon l'Institut de recherches et d'études publicitaires (Irep).

 

 

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a écrit le 24/03/2011 à 11:31 :
Quelle et la 1ère chose que fait un dictateur au pouvoir? Il prend le contrôle des médias....Le président précédent n'était pas d'accord avec ces choix d'investissement,il a donc subitement demissioner,au profit de M Lucas,bizarrement...vous croyez vraiment que le mot mutuel veut encore dire quelque chose dans le nom de cette banque? A presque 73 ans il est temps de prendre sa retraite!
Réponse de le 08/03/2012 à 6:51 :
Evidemment, M. Lucas en profite pour instiller ses propres valeurs dans les journaux qu'il possède et notamment dire qu'il est le meilleur, dans tous les cas !
a écrit le 02/01/2011 à 15:24 :
Avec un tel réseau le patron du crédit mutuel aura bientôt le pouvoir de choisir notre président de la république.
a écrit le 28/12/2010 à 14:24 :
il serait interessant de savoir ce que gagne individuellement chaque quotidien
a écrit le 28/12/2010 à 8:59 :
Les mutualistes s'attendent à obtenir des services financiers de qualités au meilleur coût, pas à ce que les excédents soient utilisés pour racheter des canards boiteux ou des opérateurs téléphoniques en mal de clients...
a écrit le 28/12/2010 à 8:53 :
Ce Michel Lucas n'est pas mauvais comme gestionnaire, somme toute. Il faudrait utiliser ses compétences pour la gestion de Prefon, et même pour la gestion de l'Etat. Il faut savoir mettre les réelles compétences en valeur, les rendre opérationnelles dans un grand nombre de secteurs et écarter les "bras cassés" si nombreux en France et qui ruinent le pays. Bravo, M. Lucas !!!
a écrit le 28/12/2010 à 6:11 :
Si les clients du Crédit Mutuel attendent que leur Banquier soit un patron de presse, pourquoi pas. Le "mutualisme" peut s'exprimer sous plusieurs formes.
a écrit le 27/12/2010 à 21:28 :
Des journaux qui gagnent de l'argent ???? admirable
Réponse de le 28/12/2010 à 9:23 :
Admirable, ça dépend comment ça se passe !
J'ai travaillé dans un-journal-régional-qui-gagnait-de-l'argent, justement : il avait une politique massive d'avenants aux contrats de travail avec des heures (non rémunérées comme heures supplémentaires) officiellement "proposées" aux salariés. En réalité, on nous faisait du chantage affectif genre " si tu ne les prends pas, l'équipe va être dans la merde pour Noël" plutôt que d'embaucher des équipes au complet. Non seulement, ils entretenaient la pénurie de postes par cette technique, mais en plus ils payaient aux salariés ces "avenants" quand bon leur semblait avec 2-3 (voire plus) mois de retard. Il fallait passer son temps à éplucher ses bulletins de paie car, comme par hasard, le service paye les oubliait souvent !!! Selon mes infos, la pratique a toujours cours dans ce journal (qui ne fait pas partie du groupe cité dans l'article, je précise).

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