Le Syndicat de la presse quotidienne se penche sur la crise au Monde Imprimerie

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Alors qu'un mouvement social au Monde Imprimerie a entraîné un important retard de la distribution du quotidien ce mardi, le Syndicat de la presse quotidienne organise mercredi matin une réunion pour tenter de trouver une issue à la crise. Les relations sont de plus en plus tendues entre Le Monde et Les Echos, le quotidien économique de LVMH ayant dénoncé son contrat arguant de la mauvaise qualité d'impression par Le Monde Imprimerie.

Une réunion est prévue mercredi matin au Syndicat de la presse quotidienne (SPQN) pour tenter de trouver une sortie de crise au Monde Imprimerie, a-t-on appris de sources concordantes. Suite à un mouvement social, l'impression du quotidien du soir a été perturbée mardi entraînant un retard de sa distribution dans la capitale. Le titre ne sera distribué que mercredi matin en banlieue parisienne.

Les Echos ont dénoncé leur contrat d'impression

Au c?ur du conflit, la décision des Echos de quitter l'imprimerie du Monde dans les deux ans. Le quotidien du groupe LVMH a dénoncé son contrat invoquant la mauvaise qualité de l'impression. Les nouveaux propriétaires du Monde, le trio Bergé-Niel-Pigasse, et Louis Dreyfus, président du directoire, envisagent de moderniser l'imprimerie mais à condition que sa charge de travail ne soit pas amputée. Une modernisation estimée à 50 millions d'euros. Elle ne se fera donc que si Les Echos restent ou si de nouveaux clients sont recrutés. La situation est d'autant plus tendue que Direct Matin (groupe Bolloré) et Le Journal du Dimanche (groupe Lagardère) ont déjà claqué la porte...

Le syndicat Info'com CGT fait monter la pression

Une situation inextricable pour le syndicat Info'com-CGT. "D'un côté, les clients potentiels ne veulent pas s'engager tant qu'il n'y a pas de modernisation, et du côté de la direction du Monde, la modernisation ne se fera pas sans garantie de nouveaux journaux à imprimer, ou des Echos à garder", explique Romain Altmann, responsable du syndicat Info'com-CGT au siège du Monde. "Il y a eu une grève parce que l'avenir du centre d'impression du Monde est posé. On fait monter la pression", a-t-il expliqué à l'AFP. "Les syndicats ont l'impression d'être une tranche de jambon prise en sandwich entre Nicolas Beytout, président des Echos, et Louis Dreyfus du Monde", résume un proche du dossier.

Une modernisation sous condition

Les relations sont en effet de plus en plus conflictuelles entre Le Monde et Les Echos. LVMH nous a démenti l'information selon laquelle il reprendrait le dossier en mains pour tenter d'apaiser la situation et trouver au plus vite une solution. D'autant que, nous affrime une source proche du Monde Imprimerie, il n'est pas trop tard pour que l'imprimerie soit modernisée d'ici deux ans. Un conseil de surveillance s'est tenu mardi au Monde mais il n'a "pas encore acté une modernisation, même partielle. Il n'a pas débloqué de fonds", dénonce le syndicat Info'com-CGT.

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Commentaires
a écrit le 27/04/2011 à 10:43 :
Il serait plus qu'intéressant d'avoir la liste des griefs avancés par les deux titres qui ont déjà quitté cette imprimerie. Ce serait du véritable travail de journaliste. On peut raisonnablement penser que la modernisation seule ne résoudra pas tous les problèmes sinon il n'y aurait pas ce jeu entre les acteurs. Alors une véritable investigation pour une fois plutôt qu'une somme de ce prétendent les uns et les autres?
a écrit le 26/04/2011 à 17:17 :
Fidèle à la tradition la CGT s'apprête à "liquider" une entreprise.

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