"Be" se relooke pour rattraper "Grazia"

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Copyright Reuters (Crédits : lagardere)
"Be" du groupe Lagardère Active et "'Grazia" de Mondadori se livrent à une guerre acharnée. Alors que "Grazia" se vend un peu mieux, "Be" s'offre une formule plus aérée et plus haut de gamme pour rattraper son retard.

Ils étaient trois, ils ne sont plus que deux. Depuis que "Envy", l'hebdomadaire féminin du groupe Marie-Claire a mis la clé sous la porte en août dernier, les deux restants, "Grazia " édité par Mondadori et "Be" par Lagardère Active se livrent à une guerre acharnée : baisse des prix pour vendre plus que l'autre en kiosques, petites phrases parfois assassines sur son concurrent, adoption coup sur coup du petit format particulièrement prisée par les jeunes lectrices, rien ne les arrête.

Léger avantage pour "Grazia"
Pour l'heure, l'avantage est à "Grazia" dont les ventes dépassent les 177.000 exemplaires contre 170.000 exemplaires pour "Be". Déclinaison du féminin italien, cet hebdomadaire haut a aussi réussi à s'imposer sur le marché publicitaire dans un marché pourtant déjà bien encombré. Ses recettes tirées de la publicité pèsent pour plus de 60 % dans son chiffre d'affaires contre 40 % pour la diffusion. Mondadori qui se refuse à dévoiler le montant du chiffre d'affaires publicitaire de son dernier né précise juste qu'il est bien supérieur, prêt du double, aux objectifs fixés lors du lancement en août 2009.

Une nouvelle maquette plus aérée, plus haute de gamme pour "Be"
Mais "Be" qui vient de fêter son premier anniversaire et qui, contrairement à "Grazia" ou "Envy" n'est pas une déclinaison d'un titre étranger, mais "une vraie création", soulignent ses dirigeants, n'a pas dit son dernier mot. Le prochain numéro qui s'offre ainsi un vrai toilettage avec une maquette "plus aérée, plus haut de gamme aussi "explique Anne Bianchi, directrice de la rédaction. C'est Yves Goube, le directeur artistique de "Elle" qui a concocté

"Be" sera à l'équilibre dans deux ans"
À l'heure des premiers bilans, Oscar Becerra est un éditeur et un directeur de la publication heureux. Même s'il reconnaît être "un peu déçu" sur les ventes qui pèsent pour 50 % du chiffre d'affaires, il estime que les recettes publicitaires sont, elles, "une vraie bonne surprise". Et leur contribution aux recettes du journal devrait passer de 50 % à 60 % rapidement, estime-t-il. "Conformément à nos objectifs, "Be" sera à l'équilibre en 2013", a indiqué lors d'une rencontre mardi, avec la presse, Oscar Beccera.

Le pari d'un concept multi support "réussi"
Quand Arnaud Lagardère donne son feu vert au projet "Be" en 2008, le groupe promet un concept nouveau dans un marché de la presse féminine très encombré. "Be" ne sera pas qu'un simple magazine, il sera décliné sur plusieurs médias et pour preuve, le site web sera le premier à voir le jour, six mois avant la version papier. Be.com qui a mis la communauté au c?ur de sa stratégie se veut bien plus qu'un simple prolongement du magazine sur la Toile. « Nous Le site c'est aujourd'hui 800.000 visiteurs uniques (Médiamétrie) mais également 130 000 abonnées qui comme sur Facebook, ont leurs murs, leurs amis, leur dressing", insiste Anne Bianchi qui a porté depuis le début le projet.

 

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