Droits TV de la L1 : le bras de fer se poursuit entre Canal+ et la LFP
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Maxime Saada, le chef de file de Canal+.
Jean-Paul Pelissier
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Maxime Saada, le chef de file de Canal+.
Jean-Paul Pelissier
Le torchon brûle entre Canal+ et la Ligue de football professionnel (LFP). Cette dernière vient de lancer son nouvel appel d'offres concernant les droits délaissés par le diffuseur défaillant Mediapro. Le groupe sino-espagnol avait initialement raflé 80% des droits de la L1 et de la L2 ces prochaines années pour un montant record de plus de 800 millions d'euros par an, mais s'est révélé défaillant. Le problème, c'est que Canal+, sur lequel la LFP mise notamment pour récupérer ses droits, fustige ce nouvel appel d'offres. La chaîne cryptée milite pour un appel d'offres global sur l'intégralité des droits TV. Maxime Saada, le chef de file de Canal+, a indiqué qu'il souhaitait en amont rendre ses droits, rachetés à BeIN Sports pour 330 millions d'euros par an.
D'après Le Figaro, Canal+ songe à contester ce nouvel appel d'offres devant la justice. Selon Maxime Saada, le prix qu'il paye aujourd'hui pour son lot aurait été surévalué du fait de l'irruption de Mediapro dans le précédent appel d'offres. Mais ce n'est pas tout. Le dirigeant craint que les droits de Mediapro atterrissent dans l'escarcelle d'un nouveau diffuseur pour un prix inférieur au lot de Canal+. Une possibilité qu'il juge inacceptable. Si Canal+ ne participait pas au nouvel appel d'offres, de nouveaux acteurs pourraient en profiter pour décrocher la timbale à moindre coût. Le nom de l'américain Amazon, qui s'est déjà lancé dans le foot, notamment au Royaume-Uni, circule.
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En attendant la réaction de Canal+, la LFP, elle, espère un épilogue au 1er février. Elle souhaite, bien sûr, que la procédure se déroule le plus vite possible, alors que de nombreux clubs, privés de leur principale source de revenus, sont sur la corde raide. C'est la raison pour laquelle ils souhaitent, en parallèle, revoir à la baisse leur énorme masse salariale. Pour éviter d'être à nouveau confronté à une nouvelle affaire Mediapro, la LFP compte également, selon l'AFP, demander une garantie bancaire au prochain diffuseur. En 2018, lors du précédent appel d'offres, elle n'avait pas jugé nécessaire de le faire, et s'est faite, ensuite, copieusement critiquer.
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