C8 abat la carte du différé pour « TPMP » afin de sauver son canal sur la TNT
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Maxime Saada, le président du directoire du Groupe Canal+, la maison-mère de C8 et de CNews.
Sipa
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Maxime Saada, le président du directoire du Groupe Canal+, la maison-mère de C8 et de CNews.
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Les cadres de C8 et de sa maison-mère, le Groupe Canal+, ne sont pas venus les mains vides. Lors de leur audition ce mardi par l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel, ils ont tenu à montrer patte blanche pour se voir renouveler leur précieuse autorisation de diffusion sur la TNT. Comment ? En s'engageant à diffuser leur programme phare, « Touche pas à mon poste », avec un différé de 15 à 45 minutes. Directeur général des antennes et des programmes de Canal+, Gérald-Brice Viret voit dans ce « nouveau système de maitrise de l'antenne » une manière de rendre l'émission de Cyril Hanouna « irréprochable ».
Concrètement, ce « time delay » permettra, explique Gérald-Brice Viret, à la production de « couper » certaines séquences problématiques avant leur diffusion. C8 entend ainsi en finir avec « tous les différents manquements » et autres « mésaventures », promet le dirigeant, pour lesquels TPMP, véritable locomotive des audiences de C8, a déjà été épinglé et condamné à de multiples reprises.
Pendant cette audience d'une heure et demi, les dérives de « TPMP » ont largement monopolisé les échanges. Roch-Olivier Maistre, le président de l'Arcom, et ses cadres ont multiplié les piques à l'encontre de la chaîne du Groupe Canal+, propriété du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. A les entendre, une ligne rouge a été franchie en matière de débordements.
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L'un des plus connus reste l'énorme dérapage du 10 novembre 2022. Ce jour-là, le député LFI Louis Boyard, par ailleurs ancien chroniqueur de « TPMP », critique les activités africaines de Vincent Bolloré. Ses propos suscitent immédiatement l'ire de Cyril Hanouna. L'animateur perd ses nerfs, et l'insulte d'« abruti », de « tocard » ou encore de « merde ». La séquence fait les gros titres, suscite des cris d'orfraie, et s'achève sur une amende de 3,5 millions d'euros pour C8, la plus grosse jamais infligée par l'Arcom.