En Europe, la pollution atmosphérique reste nettement supérieure aux niveaux recommandés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ce qui représente une menace considérable pour notre santé. Selon la dernière évaluation de l'impact de la qualité de l'air sur la santé de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), qui a été publiée en novembre dernier, 253,000 décès auraient pu être évités dans l'Union européenne si les concentrations de particules fines avaient respecté les recommandations de l'OMS. Les niveaux de pollution atmosphérique restent également dangereusement élevés dans de nombreuses régions du monde.
Face à cet enjeu de santé publique majeur, des acteurs innovent pour proposer des solutions et lutter contre ce problème. A l'instar du suisse IQAIR, du finlandais Genano ou encore du suédois Camfil, quelques-uns se partagent également le marché français, comme AirInSpace (Yvelines) ou ATA Médical. « Il s'agit d'un marché pas encore mature », note Frédéric Serre, directeur général de Natéo Santé (15 salariés).
Fondée en 2009, cette entreprise, qui refuse de communiquer sur son chiffre d'affaires, conçoit et fabrique des solutions de mesure et de traitement de l'air intérieur à l'usage des professionnels, notamment dans le milieu hospitalier où des champignons, des bactéries ou des virus transmis par gouttelettes aéroportées (coronavirus, bronchiolite, tuberculose...) représentent un risque significatif pour la santé des patients, du personnel médical et des visiteurs. Cette medtech installée dans la région nantaise a co-développé trois produits fabriqués dans les Pays de la Loire, en partenariat avec un réseau de partenaires industriels (comme Airbus) situés à moins de 150 kilomètres de son siège (Saint-Hilaire-de-Chaléons). Elle revendique plus de 20 000 dispositifs mobiles installés de part le monde.