Nokia retrouve la rentabilité avant de racheter Alcatel

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Au début de l'année, le groupe finlandais avait au contraire privilégié la part de marché en accumulant des contrats à marge réduite en Chine qui avaient en définitive amoindri les résultats.
Au début de l'année, le groupe finlandais avait au contraire privilégié la part de marché en accumulant des contrats à marge réduite en Chine qui avaient en définitive amoindri les résultats. (Crédits : © Dado Ruvic / Reuters)
Le groupe de télécoms a profité de ventes de logiciels avec une bonne marge et arrêté de rechercher des contrats à faible rendement. Il enregistre un un bénéfice net à 347 millions d'euros.

Nokia retrouve un peu d'allant. Le troisième équipement mondial des réseaux, a enregistré d'avril à juin un bénéfice net à 347 millions d'euros contre 2,51 milliards un an auparavant alors que la branche équipements, vendue en 2013 à Microsoft, était encore dans les comptes. Mais si l'on ne tient compte que des activités poursuivies, le groupe affiche un bénéfice au deuxième trimestre, de 351 millions, contre une perte de 28 millions un an auparavant.

En outre, sur les six premiers mois de l'année, le groupe a vu sa marge opérationnelle augmenter à 11,6%, contre 9,4% un an auparavant.

Le chiffre d'affaires trimestriel a lui grimpé de 9%, à 3,209 milliards d'euros. Pour les six premiers mois de l'année, il a augmenté de 5% à taux de change constants, porté par la hausse des ventes dans les trois branches du groupe : les réseaux, qui représentent près de 85% du chiffre d'affaires global du groupe, NokiaTechnologies (brevets et licences) et HERE (cartographie), que Nokia cherche à céder.

Vente de logiciels

"C'est le meilleur trimestre en terme de rentabilité du nouveau Nokia", a souligné le directeur général du groupe, Rajeev Suri, lors d'une conférence téléphonique. "La performance opérationnelle a vraiment été bonne; les ventes de logiciels ont été exceptionnellement élevées, ce qui a dopé la marge", a abondé Mikael Rautanen, analyste d'Inderes, qui prévoit de ce fait une réaction de marché positive.

Au début de l'année, le groupe finlandais avait au contraire privilégié la part de marché en accumulant des contrats à marge réduite en Chine qui avaient en définitive amoindri les résultats.

Reste à savoir l'acquisition du français Alcatel-Lucent, qui n'a réalisé qu'une seule année de bénéfice depuis sa création en 2006, ne plombera pas la rentabilité de Nokia.

(Avec AFP et Reuters)

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