Telecom Italia : Niel assure mener son offensive seul

Le fondateur de Free assure dans un communiqué qu’il n’a pas agi de concert avec Vivendi, le groupe de médias de Vincent Bolloré, concernant sa prise de participation potentielle de 15% dans l’opérateur transalpin.
Xavier Niel possède à titre personnel une participation potentielle de 15,14% dans Telecom Italia.
Xavier Niel possède à titre personnel une participation potentielle de 15,14% dans Telecom Italia. (Crédits : Reuters)

Il l'assure : il a agi seul et de son propre chef. Mercredi, Xavier Niel a assuré qu'il ne s'est pas entendu avec Vivendi pour grimper au capital de Telecom Italia. Le fondateur de Free a en effet surpris son monde la semaine dernière, après la révélation qu'il détenait une participation potentielle dans l'opérateur transalpin, laquelle s'élève aujourd'hui à 15,14%. Et ce, alors que Vivendi a, à plusieurs reprises, augmenté la sienne ces derniers mois, pour la porter à plus de 20%.

Dans un communiqué publié par sa société de portefeuille, NJJ Holding, celle-ci « confirme agir en son nom propre et qu'à aucun moment elle n'agit de concert ». La holding précise par ailleurs qu'« en attendant la remise effective des titres, ces positions ne confèrent aucun pouvoir à exercer les droits de votes qui y sont liés ou donnent la moindre influence sur l'usage de ces droits de votes ».

Des interrogations après l'incursion de Niel

Des mots qui font écho à ceux de Vivendi, le groupe de médias (Canal +, Universal Music...) dirigé par Vincent Bolloré. Samedi, Arnaud de Puyfontaine, président du directoire, avait déclaré dans une interview au Corriere della Sera que « Vivendi n'a pas agi de concert avec Niel ». Et ce, « de la manière la plus formelle ».

Il faut dire que l'offensive de Xavier Niel dans le capital de Telecom Italia suscite des interrogations dans les milieux d'affaires et le monde politique en Italie. Elle nourrit des spéculations sur une possible action de concert entre les deux hommes.

Concrètement, cela pu permettre à Vivendi d'augmenter son contrôle sur Telecom Italia sans dépasser le seuil déclenchant une offre publique d'achat, lequel se situe à 25% du capital. Interrogé par le Corriere della Sera après avoir rencontré Xavier Niel samedi à Paris, le président de l'opérateur italien, Giuseppe Recchi, avait assuré que l'entrée de ce dernier au capital de son groupe était « amicale ».

Le gouvernement italien attentif

Le gouvernement italien suit « avec attention l'évolution de la situation de Telecom Italia », avait de son côté indiqué vendredi soir le sous-secrétaire à la présidence du Conseil, Claudio De Vincenti. « L'intérêt du pays est que tout changement dans la composition de l'actionnariat [...] réponde à des critères de renforcement industriel d'une société, comme Telecom Italia, stratégique pour le développement du système de télécommunications italien », avait ajouté ce responsable.

   | Lire aussi : Va-t-on vers un bras de fer entre Niel et Bolloré pour le contrôle de Telecom Italia ?

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Commentaire 1
à écrit le 04/11/2015 à 16:33
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Xavier Niel Vincent bollore et richard Marry pdg de Vivaction n ont pas dîner ensemble ?👹🇨🇭🎯😍

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