Orange et Deutsche Telekom ont annoncé être entré en négociation exclusive avec BT pour la cession de EE, leur coentreprise au Royaume-Uni, numéro un du mobile sur le marché britannique. Le prix de la vente s'élève à 12,5 milliards de livres sterling (15,7 milliards d'euros) indiquent les deux opérateurs dans un communiqué. Ils précisent que l'endettement de EE est "considéré comme nul".
Le paiement se ferait en partie en numéraire et en nouvelles actions BT (ex-British Telecom). L'opérateur allemand prendrait 12% du capital du groupe britannique et Orange 4%. Le groupe français recevra alors une part proportionnellement plus importante en cash. Au cours actuel de BT, une participation de 4% vaut 1,3 milliard de livres : Orange pourrait donc récupérer environ 6,2 milliards d'euros.
BT a préféré s'offrir le leader du marché (27 millions d'abonnés) plutôt que le numéro deux, O2 (22 millions), filiale de Telefonica, avec lequel il était également en pourparlers.
EE (ex-Everything Everywhere) était détenu à parts égales par Deutsche Telekom et Orange qui avaient fusionné leurs activités mobiles au Royaume-Uni en 2010. Ironie de l'histoire, l'ex-France Télécom s'est rebaptisé à l'été 2013 Orange, du nom de l'opérateur britannique qu'il avait racheté en 2000. Marché britannique dont il s'apprête donc à sortir quinze ans après.
Stéphane Richard, le PDG d'Orange a réagi sur Twitter en anglais, en évoquant cette cession après l'acquisition de l'opérateur fixe Jazztel en Espagne :
Le rachat d'EE par BT va en effet permettre à l'opérateur historique anglais de redevenir convergent : il s'était séparé de sa filiale mmo2 introduite en Bourse, puis rachetée en 2005 par Telefonica...
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Les grandes manoeuvres ne sont peut-être pas terminées sur le marché britannique : le hong-kongais Hutchison Whampoa, propriétaire du numéro 4 du marché, sous la marque "3" (8 millions d'abonnés), pourrait partir à l'assaut d'O2, selon l'agence Reuters, dépassant ainsi le numéro trois Vodafone (19 millions d'abonnés). Le Royaume-Uni, réputé très concurrentiel, passerait alors de quatre à trois opérateurs mobiles...
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